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 one punch man (won bin)

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MessageSujet: one punch man (won bin)   Mer 4 Mai - 9:23

And when I leave this island
I'll book myself into a soul asylum
won bin ✧ sang kil
une dernière bouffée avant que les paupières se ferment. un, deux, trois. les effets arrivent. tu tombes dans un état semi-conscient. ton corps est soudainement aussi léger qu'une plume. les frêles brises peuvent te soulever, tu le sens jusqu'au bout de tes ongles. lunettes de soleil sur ton pif, des mèches noires viennent balayer ton regard. tes cheveux ont poussés. tu devrais les couper ou bientôt, on te prendra pour un véritable émo. marie-jeanne dans le coin des lèvres, le bout de ta langue lui titille le bout avec malice tout en se cognant contre tes canines serrées. un jour calme. tu viens de finir ton inspection, la petite promenade du maître jedi dans son enclos. les serres vont bien. tu fumes la dernière récolte, finement traitée et plantée avec amour. passion de l'herbe. tu es allongé sur la caillasse, rien de bien confortable. heureusement que la cigarette améliorée te porte bien au-dessus de tout cela. tu entends un son de reggae au loin, qui émane des habitations, derrière toi. tu es dans ton coin, seul. c'est presque une habitude pour toi, maître kylo ren. des pas dans les graviers, tu n'ouvres même pas les yeux. ils te regardent et passent leur chemin, en haussant les épaules.

non, non, vaut mieux pas essayer d'engager la conversation avec cet animal.

t'es une anomalie pour la plupart des sages. un chat sauvage. quelqu'un de calme d'apparence qui cache un torrent de violence. un voile de douceur qui ne trompe presque plus personne. tu n'es pas un bagarreur. dans le fond, tu adhères sincèrement à la philosophie de vie des sages. c'est simplement ton sang. tu ne sais pas ce qu'il se passe là-dedans. il bouillonne. il ne fait qu'un tour. et tu passes d'une larve pacifique à une bête déchaînée. virez-le. c'est pas un sage. qu'il aille casser des trucs chez les autres. tu as entendus ça une bonne dizaine de fois depuis ces deux dernières années. de un, tu t'en contrefous de l'avis des autres, de deux, t'es sacrément têtu et de trois, tu aimes bien faire chier autrui. oui, au début, t'es resté simplement parce que ça emmerdait le monde. vous ne me voulez pas ? et bim. vous ne voulez pas que je pète mes câbles ? et bim. vous voulez que je retrouve mon chemin dans vos catacombes ? et bim. tu les as tous coiffé au poteau. t'es pas con. même si tu ne fais rien d'intelligent de façon spontanée.

tu tapes du pied en rythme avec le fond sonore. c'est loin. tu entends que des bruits sourds mais à force, tu connais les airs par cœur. et puis tu tombes plus loin. le monde des rêves. la clope tombe sur le côté, après que la nuque est lâchée prise et que ton visage s'est effondré, sur la gauche. cou cassé en deux. ça fera mal en te réveillant.

tes rêves ne sont jamais paisibles.
tu comptes un, deux, trois.
tu n'arrives plus à savoir la suite.
putain.
tu ne peux pas compter. c'est quoi après trois ? maman, dis-lui.


tes lunettes au sol. tu ravales la salive qui essaye de s'échapper de tes lèvres rosées et gercées. tu respires. beaucoup. trop vite. ton pouls s'accélère. tes paumes sur ton torse. tu tapotes. oui c'est bien toi. ça s'appelle un bad trip, mon petit. plus de musiques, juste le bruit des oiseaux. des vagues qui ne sont pas bien loin. tu te relèves d'un coup. t'écrases ta main sur ton front, comme une claque puis tu anéantis cette frange qui te gène, collant tes cheveux en arrière, quelques mèches derrière tes oreilles. eh, tu paniques. tu trembles. tu te mords les lèvres, t'arrachant légèrement la peau. mordilles, mordilles. le mégot est à terre, tu bugs quelques secondes dessus. putain. tu ramasses tes lunettes de soleil, tu les remets sur ton nez. l'un des verres est fissuré. génial. tu te mets à marcher.

rapidement. tu ferai presque de la course-à-pied. des sages sont sur ton chemin. tu te contentes de baisser la tête, les bousculant presque. ils se regardent et haussent les épaules. c'est dingue comme tu provoques la même réaction chez les résignés de ton gang. kylo ren est encore comme ça. sang kil est encore entrain de craquer son slip. en fait, la fumette, tu devrais éviter. pour un mec instable comme toi, il suffit d'un mauvais trip, d'un rêve et t'es parti pour l’armageddon.

tes pensées sont tellement floues. tu penses à la mort. à ta mère. à la moquette, aussi. tu penses à tes frères, à ta famille, à ta vie sur l'île. tout s'entremêle dans un méli-mélo de bruits dans ta tête. tu entends même le reggae de toute à l'heure.

tu bouscules une, deux, trois âmes en te faufilant dans les chemins sinueux. tirez-vous, que tu craches en frottant ton front comme un mec à la gueule de bois et en agitant une main devant, comme si t'y voyais rien. t'es pas bourré. tu flippes grave, c'est tout. et la flippe, chez toi, ça te rend en colère. tu avances, tu ne sais même pas où. parfois tu prends un virage à gauche. tu t'arrêtes, tu regrettes et tu retournes en arrière pour continuer tout droit. ou prendre le virage de droite. et tu arrives à un croisement. un jedi a déjà essayé de te ramener à la raison. tu l'as envoyé bouler d'un signe de la main, du vent, après un " sang kil, t'es avec nous ? "

sang kil n'est jamais totalement avec vous, mes pauvres. son corps est avec les sages mais son esprit est 50% avec ses frères et 50% dans les nuages à cause de la fumette.

une main vient harponner ton épaule, se plantant dans le simple t-shirt noir que tu portes. « lâches-moi sale con ! » franchement, tu n'as jamais eu un aussi rapide réflexe de toute ta vie, spécialement pour un mec ralenti à la mj. pivot du talon. poing droit serré à son maximum. et tu te retournes pour enfoncer tes phalanges pliées dans la face de l'abrutis qui n'a pas compris que le maître jedi kylo ren ne portait pas son surnom pour rien.

les lunettes cassées tombent sur le bout de ton nez. tes pupilles noires surplombées par tes grains de beautés se dévoilent à ta victime et s'écarquillent. bouche ouverte, main sur les lèvres. surprise.

« oh putain d'merde. » il est sorti du cœur celui-là. « won bi- pourquoi tu- pourquoi je- oh putain. » tu regardes ta main rougie puis le nez en sang de ton ami vers lequel tu te rapproches immédiatement, totalement affolé. « t'étais pas censé t'en prendre une. » no shit sherlock. c'est marrant, tu te sens beaucoup mieux d'un coup. enfin, là tu as une raison plutôt normale d'être complètement paniqué. ton frère d'armes vient de se prendre un pain dans la gueule. et c'est de ta part. tu mimes des gestes un peu aléatoire devant lui. tu te penches comme si tu allais lui servir de béquille. tu dois l'aider à marcher ? bah non, il s'est pris un coup dans la gueule, il a ses jambes. tu dois le soutenir psychologiquement pour la douleur ? ta main s'arrête par-dessus son dos sans le toucher. « putain j'suis désolé. ça va ? » ouais, au moment où tu fermes ta bouche, tu te rends compte de la débilité de ta question. non, ça ne va pas.

t'es passé d'un chien de guerre un peu paumé à un chiot inquiet pour son meilleur ami en trois secondes.
le temps d'une baigne.

tu ne sais pas où t'es. t'as à peine regardé autour de toi. tu ne reconnais même pas l'endroit. tu ne sais pas ce qu'il fout là. il n'était pas censé être là. juste derrière toi. c'est quoi cet accident à deux balles.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Ven 6 Mai - 17:07

Et tu cris, tu tu cris. Plus fort. Toujours plus fort. Toujours plus loin. Pour que toujours plus de personnes t'entendent.
Allez. Criez avec moi.
Oui. Qu'ils crient eux aussi. Qu'ils se déchargent de cette haine. De ces peines ou du reste. Qu'ils crient en pensant que ça peut réellement leur faire du bien. Toi tu cris juste. Sans arrière pensée. Bool Am crie lui aussi. Et tu le regarde, et tu souris, comme un gogole. Et tu cris encore plus fort.
Qui criera le plus fort, hein ?
Toi. C'est toujours toi qui gagne. D'autres alchimistes crient aussi. Et vous êtes là, comme une horde de loup. A crier. En plein milieu de la journée. A hurler. « C'EST PAS BIENTÔT FINI CE BORDEL? » Bool Am rigole. Les autres alchimistes sourient. Et toi, tu te retournes, un grand sourire innocent aux lèvres. Devant toi, Arthur. Ils partent tous, rentrent chez eux. Et tu regardes Arthur, qui te sourit. Dépité. Ou déprimé. Ou amusé.
Un peu des trois.
Tu passes à côté de lui, et t'en profites pour faire apparaître une pièce derrière son oreille. « Tiens. Pour toi. J'suis pardonné ? » Pauvre leader. Tu lui en fais vivre des bonnes, tous les jours. Mais il est habitué, pas vrai ? Ils commencent tous à être habitués. Bool Am passe son bras autour de tes épaules et s'accroche à toi. Accroche-toi mon frère. Accroche-toi et ne lâche jamais. Et vous souriez ensemble. Tu vois Nam Woo sortir de sa hutte, suivi de près par une fille. Dont il ne connaît déjà probablement plus le nom. Tu ris.
Amusez-vous mes frères. Amusez-vous. Profitez de la vie.
« Tu viens ? On va lui extirper des détails. » Tu souris mais secoues la tête. Ouais. Un jour, tu lui demanderas comme c'était, cette nuit. Mais pas maintenant. Pas tout de suite. Là, tu vas aller t’asseoir quelque part. Et boire. Et fumer un peu. Et t'iras les rejoindre après. T'as pas envie d'être seul non, c'est pas trop ton trip ça. Mais tu sais que tu seras pas seul. Là-bas. Quand t'arrives, tu t'assois dans le cercle déjà formé par d'autres alchimistes. Une bouteille de gnôle maison passe entre vous, et en sens inverse, y'a un joint. Et le joint, il te fait penser à Sang Kil. Parce qu'il te manque, un peu. Il a pas rejoint les alchimistes, et t'as jamais vraiment compris pourquoi. Pourquoi il vous a laissé. Tu lui en veux pas. T'es toujours heureux comme un p'tit gosse quand tu l'vois. Mais c'est différent sans lui.
C'est plus Bool Am, Nam Woo, Won Bin et Sang Kil.
Sans lui, c'est Bool Am et Won Bin.
Puis Nam Woo et ses meufs.
C'est différent. Et plusieurs fois t'as pensé à lui demander de quitter les sages pour vous rejoindre. Mais quelque part, tu te dis que ce serait pas un bon plan. Pas une bonne idée. « Hey, Won Bin. Ça va frère ? T'as l'air dans les nuages ? » Tu souris. Tu hoches la tête. Mais tu t'sens mal.
M'appelle pas frère. Je t'adore. Mais on est pas frères.
Mais tu souris.

« Won Bin ? » Le cercle se retourne vers l’intrus. Un sage. Tu le connais pas bien, mais de ce que t'as compris, il connaît Sang Kil. « Kylo Ren a encore pété un câble. Y'a que toi qu'arrive à le calmer. Enfin, j'ai pas trouvé les deux autres donc... » « Il est où? » Il hausse les épaules, et tu te dis rapidement qu'il a l'utilité d'une huître. Tu te lèves, tendant la bouteille à un autre membre du gang, et tu pars à la recherche de ton frère. Quelque part, tu suis ton instinct. Tu serais capable de fermer les yeux et de marcher, tu s'rais sûr de finir par arriver à lui. C'est un aimant. Pour toi en tout cas. Tu le retrouves vite. Il est aux alentours des habitations des sans-gangs. Et t'as aucune espèce d'idée de ce qu'il fout là. Mais c'est pas l'important pour le moment. Tu lui demanderas après. Tu t'approches de lui, sûrement. Et tu lui agrippes l'épaule.
Allez bro', retourne toi, et calme toi. Regarde moi. Et calme toi.
« lâches-moi sale con ! » Oups. La douleur est lancinante. Violente et assez rapide.
Merde Sang Kil. Sérieux ?
Tu le regardes, et tu vois son visage changer du tout au tout. Au moins maintenant, il t'a reconnu, c'est déjà ça. T'as du sang qui t'sors des narines. Il y a pas été de mains mortes.

La bonne nouvelle, c'est qu'au moins, t'es sûr qu'il peut s'défendre. « oh putain d'merde. » Tu rigoles.
Espèce de boulet.
Mais tu ris, le visage en arrière, pour pas trop que le sang coule sur le reste de ton visage. « won bi- pourquoi tu- pourquoi je- oh putain. » Il s'approche, rapidement, et tu le regardes, lui qu'est complètement affolé. Et ça te fait tellement rire. Mais tellement. Oh ouais, t'as mal. Oh ouais. Tu douilles même plutôt méchamment. Mais merde. C'est tellement drôle. Pas qu'il t'ait frappé. Non, ce qui est hilarant, c'est sa tête, là, de suite. De petite vierge apeurée. On dirait une vierge qui vient de perdre sa virginité avec l'adonis du coin. « t'étais pas censé t'en prendre une. »
Non, sans blague. Sérieux ?
Tu continues de rire. Et merde. Ça fait mal. Mais t'en as rien à battre. Tu le regardes agir, et il sait pas quoi faire. Et c'est tellement drôle. Tellement. « putain j'suis désolé. ça va ? » Tu lèves les yeux au ciel. Tu bouches ton nez, et tu le regardes enfin. Son visage. Il ressemble à un chaton inquiet. C'est trop mignon. Et tellement drôle. « Non. Tu rigoles ou quoi ? Ça fait un mal de chien. J'te pardonnerais jamais bro '. Là, t'as abusé. C'est fini entre nous. Tout est fini. Fini ! » T'hausses un sourcil, et tu l'regardes. Bien sur qu'tu vas bien. Tu vas toujours bien. Tu finis par sourire et par passer ton bras libre, celui qui tient pas ton nez saignant, par dessus son épaule. Tu le regardes, et ton sourire veut tout dire ;
T'inquiète bro'. Tu viens juste de me bousiller le pif. Mais tout va bien, tant que toi, t'es calmé, et que t'es là. Et que moi aussi.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Lun 9 Mai - 4:55

And when I leave this island
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won bin ✧ sang kil
tu te détestes vraiment quand tu perds le contrôle. c'est rarement à cause de la fumette cela dit, tu supportes plutôt bien les effets secondaires généralement. l'exception qui confirme la règle, comme on dit. les déclencheurs de tes petites sautes d'humeurs sont souvent d'origines humaines. des abrutis qui t'énervent. ou des situations qui t'insupportent, qui te stressent. c'est très rare que tu partes au quart de tour juste à cause d'un rêve. et il est là, le résultat. les narines en sang. aussi choqué que toi à l'instant où il reçoit tes phalanges en pleine figure, il se met à rire. oui, à rire. tu paniques. peut-être que ton coup lui as déplacé quelques neurones au passage. tu lui demandes si ça va. il rigole toujours, à s'en péter les côtes. toi, tu es proche de lui, sans trop savoir quoi faire alors que tes yeux ne quittent pas son visage abîmé. il penche sa caboche en arrière tout en posant ses doigts sur son pif. « Non. Tu rigoles ou quoi ? Ça fait un mal de chien. J'te pardonnerais jamais bro '. Là, t'as abusé. C'est fini entre nous. Tout est fini. Fini ! » dit-il d'une voix de canard, tout en essayant de rire et de respirer. tu pourrai chialer, c'est vraiment pas drôle. tu te retiens là. parce que faire mal à ton frère, c'est la pire chose du monde pour toi. tu t'es juré de tous les protéger, lui, nam woo, bool am. et voilà que tu brises toi-même ton serment. « c'est pas drôle, je me sens vraiment mal, sale con. » que tu craches dans une fausse colère en lui ébouriffant les cheveux.

si les sages pouvaient te voir. toi qui fout la chocotte à tous les padawans avec ton aura noir et ta réputation d'avoir le sang qui bouille. t'es en mode chaton apeuré. tu enlèves tes lunettes de soleil et tu les cales sur le col de ton t-shirt alors que won bin passe son bras libre par-dessus ta nuque, enveloppant tes épaules d'une étreinte fraternelle et salvatrice. putain, qu'il a l'air con. avec sa tête en arrière, ses yeux grands ouverts braqués sur toi, son sourire réconfortant. ta respiration ralentit. ton cœur se calme. ce mec, c'est un médicament. un antidépresseur vivant. tu ne peux pas t'empêcher de pouffer de rire. un raclement de gorge parfaitement audible qui illustre parfaitement le fou rire que tu retiens actuellement. nerveusement ou pas, t'as envie de lui rire au visage. tu culpabilises. « pppfttt..t'as vraiment une tête de con, binnie. c'est horrible. » que tu réussis à balancer dans le vide, devant toi, en empêchant un autre rire de sortir avec une main sur les lèvres.

ta phase de colère est passée. celle du choc aussi. tu es maintenant le sang kil de tous les jours avec son frère. à peu près. hein. vous êtes là, les deux au milieux des habitations en ruines des sans-gangs. tu jettes un coup d’œil rapide derrière won bin, tu reconnais deux ou trois bâtisses de la zone. vous êtes devant une ruine, d'ailleurs. quelques briques entassées les unes sur les autres. peut-être même un mur. un muret, tu penses.

tes pupilles se mêlent à nouveau à celles de ton frère. à chaque fois que tu vois sa bouille, tu es tellement heureux. ce n'est pas facile d'être chez les sages sans eux. sans ta famille. mais c'était ton choix. tu veilles toujours sur eux, d'un peu plus loin, c'est tout. tu poses doucement tes doigts sur le menton de won bin, le levant légèrement, lui faisant pencher sa tête encore plus en arrière. « j't'ai pas loupé mon pauvre. » tu pivotes sa tête sur la gauche, puis sur la droite. « j'pense pas qu'il soit cassé. » tu relâches ta prise douce mais intense à la fois. on ne déconne pas avec le visage de won bin, attends. tu prends toujours soin de lui. d'eux. surtout si t'es le responsable des blessures.

« allez viens t'asseoir. » tu lui chopes la main qui traîne sur ton épaule. tu te transformes en une sorte de béquille pour un homme parfaitement capable de marcher seul, mais bon, mieux vaut prévenir que guérir. suffit qu'il ait la tête qui tourne avec le sang qu'il perd. tu ne voudrais pas qu'il se ramasse par terre en plus. tu l'assois sur le muret tout en retirant son bras de tes épaules. tu restes debout, même si ton échine est légèrement courbée, face à lui. « attends, bouges pas. t'es trop laid, là, j'dois faire quelque chose. » tu attrapes le bas de ton t-shirt noir, plus ou moins propre, et tu le soulèves pour atteindre les narines de won bin. tu te baisses autant qu'il faut. et tu essuies le sang qui commence à sécher. « tu te souviens du film où le gars se met des tampons dans les narines pour stopper le saignement ? et quand nam woo avait essayé en piquant ceux de sa copine de l'époque. les barres de rire qu'on s'était tapé. » dis-tu tout en essayant de refaire une beauté à ton ami, très probablement toujours entrain de souffrir. tu passes sur les côtés des narines, très concentré pour essayer de ne pas lui faire mal. et tu essayes d'empêcher le sang de couler avec ton t-shirt. de loin, ça doit être comique. surtout que t'as le torse pratiquement à l'air, du coup. tu ris. et tu lui souris.

c'est fou comme tu es calmé. tu as paniqué pour quelle raison, déjà ?
ah ouais, tu ne sais plus.

won bin est là. ton anti-stress est là. et d'un seul coup, toutes les ombres de ta vie disparaissent grâce à sa lumière.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Mar 10 Mai - 1:37

Et tu regardes Sang Kil, ton frère, et ça te fait rire. Sa tronche de cake complètement paniquée, ressemblant à tous traits à un chaton apeurée te fait tripper. Le pauvre chou était complètement déstabilisé. Tu le regardes péter un mini-câble de bro quelques secondes, mais il réagit rapidement à ton sarcasme. « C'est pas drôle, je me sens vraiment mal, sale con. » Il t'ébouriffe les cheveux, et t'as presque envie de lui tirer la langue, comme le sale gamin que tu es. Mais tu le fais pas, non. Parce que quelque part, tu sais qu'il s'en veut vraiment, et que t'as pas envie de partir sur une dispute de petites pucelles. Et puis de toute façon, tu saignes déjà bien trop comme ça. T'as pas envie de risquer un peu plus ta vie. Là, t'as eu ton quota du jour. Lorsque tu passes ton bras autour de ses épaules, tu l'entends pouffer. C'est ça, rigole Sang Kil. Détend-toi frère. Je vais bien. J'suis pas mort. « Pppfttt..t'as vraiment une tête de con, binnie. c'est horrible. » C'est pas horrible. C'est pas vrai. T'as pas une tête de con. Ah non. T'es pas connu pour avoir une tête de con toi. Ou. Si. Peut-être bien que si en fait. Tu lèves les yeux au ciel, mais tu réagis pas. T'es habitué à  ce qu'il te traite de tête de con. A ça ouais, t'es habitué. C'est pas la première fois, et c'est certainement pas la dernière. Vous marchez un peu tous les deux, et vous vous retrouvez devant un muret. Il te regarde, et tu lui souris. Allez frère, tu vois ? C'est pas si grave. Souris. Tu m'as pas refilé ébola non plus. Il pose ses doigts fins sous ton menton pour le soulever. Manifestement, il veut observer les dégâts. Et tu vas pas le déranger. « J't'ai pas loupé mon pauvre. » Tu rigoles, un peu difficilement. Après tout, tu peux pas baisser ton menton. Un coup à gauche, un coup à droite. C'est pas bientôt fini l'inspection ? Tu veux regarder jusqu'à ce que tu puisses voir mon cerveau à travers mon pif ou quoi ? Mais encore une fois, tu dis rien. Sauf que cette fois, tu sais pas vraiment pourquoi. T'as juste pas envie de casser cette ambiance. Alors tu souris seulement, et tu te laisses faire. Gentiment. Comme le bon p'tit frère que t'es. « J'pense pas qu'il soit cassé. » Tu rigoles. Mais c'est que je vais réellement te renommer Captain Obvious poto.

« Allez viens t'asseoir. » Il attrape la main que t'as posé sur son épaule et t’entraîne avec lui. Il attend probablement que tu prennes appui sur lui sauf que t'en as absolument pas besoin. C'est au pif que t'es blessé, pas aux jambes. Quel pas doué ce type, sérieux. Il va même plus loin que ça, il t'assoit lui-même sur le petit muret, et il se met à ta hauteur face à lui. Tu te recules légèrement, parce que ça y est, là, il est flippant. Faut qu'il arrête de s'inquiéter autant. Il t'a juste foutu une torgnole dans la tronche, rien de grave. Et surtout rien que t'aies pas déjà vécu. « Attends, bouges pas. t'es trop laid, là, j'dois faire quelque chose. » Ah bah le voilà de retour. Le charmant et adorable Sang Kil. Là, tu reconnais bien ton frère. Enfin de retour. Ça fait du bien. Il se lève et prend le bas de son t-shirt. Et lorsqu'il le fout sous ton nez, tu peux pas t'empêcher de faire une mine de faux dégoût. T'es en train de me foutre ton t-shirt crade sous le pif bro. C'est juste super glauque. Mais encore une fois, tu réagis. Probablement parce que t'es un peu trop absorbé par son nombril et ce qui est autour. Oh oui, bien sur, t'as déjà vu probablement tous tes bros torses nus. Rien que lorsque vous alliez dans les bains publics ou ce genre de truc. Mais là, quelque part, c'est différent. Il avait jamais été aussi proche. Et très sincèrement, c'est super bizarre. Mais genre, vraiment. « Tu te souviens du film où le gars se met des tampons dans les narines pour stopper le saignement ? Et quand nam woo avait essayé en piquant ceux de sa copine de l'époque. Les barres de rire qu'on s'était tapé. »

Tu relèves les yeux vers son visage, avec un peu de difficultés, faut dire ce qui est, et tu fronces les sourcils. T'as toujours mal au nez, bien sur, mais c'est rien par rapport à l'image qui vient d’apparaître dans ta tête d’huître. D'un geste sur, tu remets le bas du t-shirt de ton pote là où il était censé être, donc couvrant le bas de son torse et tu te lèves. Tu poses tes mains sur ses épaules et tu le regardes dans les yeux, un air très sérieux sur le visage. Aussi sérieux qu'un air puisse être sur ton visage de débile profond du moins. « Écoute moi bien bro. Si jamais t'oses. Mais seulement penser. Imaginer. Mettre l'idée. De me foutre des tampons dans le pif...tu risques d'avoir besoin aussi. Et pas pour tes belles narines. » Tu souris juste après, bien entendu. Parce que toi et tes menaces, tes potes ont vite appris à ne jamais les prendre au sérieux. Mais juste pour le prévenir. Qu'il n'y pense pas. Tu te rassois rapidement et tu fais mine de bouder. Parce que voilà. T'es Won Bin. Et que t'es avec Sang Kil. Et que le moment est parfait pour ça. Que la situation appelle à la fausse bouderie. Et puis merde. Parce que vous êtes rien de plus que des gamins.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Mar 10 Mai - 6:39

And when I leave this island
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won bin ✧ sang kil
le temps ralentit pendant quelques secondes alors que ton bout de t-shirt dégueulasse vient lui tamponner la face avec l'espoir fou de lui faire peau neuve. tes pupilles s'arrêtent à divers endroit de son visage. et tu te rends compte. t'es super proche de lui. vraiment. et au moment où tu te fais cette réflexion, vos regards se croisent. tu ne dis rien, tu te contentes de blaguer comme à ton habitude. de ressasser votre passé. vos idioties. mais putain, tes prunelles noires s'attardent bien trop longtemps sur des détails inutiles de son épiderme. genre cette petite goutte de sueur qui descend le long de sa tempe, sur sa joue, et sa nuque. ouais, vite, recentre ton regard sur le nez. franchement, sang kil, parfois t'es vraiment louche. et tu sais que won bin pense exactement la même chose à ce moment précis. t'es suspect. déjà parce que tu lui colles ton torse nu à la gueule - tu as toujours été très open avec tes bros de cette manière, alors que tu es plutôt pudique avec le reste du monde, c'est marrant. et puis tu te comportes comme le mec protecteur qui soigne le bobo de sa petite-amie. c'est won bin. il s'est déjà pris des branlées. tu étais avec lui pour la plupart. toi aussi, tu t'es déjà pris des roustes, tu sais que ça fait mal mais tu sais qu'il ne va pas mourir. alors calmes. arrête d'envahir son espace personnel. tu le sais. mais tu n'y peux rien. et les répliques cinglantes que tu lui envoies n'y change rien. tu es définitivement trop protecteur, là.

tu t'arrêtes un moment sur cette pensée. puis won bin fait ce qu'il aurait du faire depuis trois minutes déjà, il t'arrête dans ton geste désespéré. le bout de tissu noir, éponge passagère, est de nouveau sur ton nombril et tes abdominaux. tu es à nouveau couvert, bravo. le sang ne coule presque plus de ses narines. il aura très certainement un coquard mais rien de bien méchant. tu t'y connais, oui. ses mains s'appuient fermement sur tes épaules, te forçant à courber l'échine encore un peu plus. tu poses tes mains sur tes genoux, comme un sportif qui écoute son coach avec attention. surtout pour garder un certain équilibre et éviter que tu te ramasses la tronche sur ton pote. ça serait dommage. il est sérieux won bin. une fausse mine sérieuse, certainement. tu le connais. « Écoute moi bien bro. Si jamais t'oses. Mais seulement penser. Imaginer. Mettre l'idée. De me foutre des tampons dans le pif...tu risques d'avoir besoin aussi. Et pas pour tes belles narines. » haussement de sourcil lorsque le belles narines parvient à tes oreilles percées. c'est toujours un compliment qu'il te donne. hein. t'aimes bien. ton sourire est espiègle au possible. et ton petit ricanement est éloquent. le sourire de ton frère d'arme est angélique, comme d'habitude. tu te redresses, chassant par la même occasion ses phalanges de tes épaules, et tu acquiesces, avec un dépit aussi réel que son sérieux. « hé, comment tu parles à ton aîné, sale mioche. » vous avez trois ans d'écart, attends. le respect est mort depuis bien longtemps entre vous deux. tu ne peux pas faire genre tu es le plus vieux, ils le savent. ils te respectent à leur manière mais vous vous comportez tous comme des gamins de dix ans, de toute façon. tu lui tires légèrement la joue, comme à un gamin. l'île ne l'a pas changé. ça te rassure. parce que tu ne veux pas que tes frères changent. jamais. « j'ai tapé trop fort, t'as perdu ton sens de l'humour ? » lui demandes-tu avec un gros sourire. les doigts qui lui pincent gentiment la joue se glissent rapidement sous son menton, en y exerçant une légèrement pression, l'obligeant à garder la caboche en arrière. au cas où, il aurait oublié. même si c'est lui qui a le nez en sang. « garde la tête en arrière encore un peu, sinon j'vais vraiment aller les chercher, les tampons. » l'amour fou d'un grand frère. l'amour de sang kil.

tu t’assois à côté de lui, ricanant comme un gosse. ton âge mental baisse de façon significative lorsque tu es avec won bin. ou les autres, aussi. mais avec lui, c'est particulièrement rapide. il est loin le mec intelligent accepté dans une grande université. là, t'es à son niveau. les bas-fonds de l'humour. mais c'est juste le bonheur pour toi. tu te lâches. tu n'es plus sur cet île glauque. t'es avec lui et c'est tout ce qu'il compte. « hé, binnie, c'est cool que tu sois là. même si du coup, j'ai plein de sang sur mon t-shirt, on va croire que j'ai tué quelqu'un. » tu ricanes mais ton rire s'estompe légèrement. c'est pas vraiment drôle, les meurtres. surtout en ce moment, sur l'île. toutes ses conneries. tu essayes de ne pas y penser. tu cultives ta weed et tu attends que la vie passe. tu lui donnes une petite tape dans le dos. ta main ne décolle pas immédiatement de son échine, elle y reste plantée quelques secondes, très, longues, secondes. puis tu l'enlèves parce que t'as l'impression que c'est bizarre. tu ne sais pas pourquoi. peut-être que t'as perdu l'habitude de trainer avec won bin ? non, quand même pas. vous êtes moins souvent ensemble, lui, toi, boom al, nam woo, mais vous vous voyez aussi souvent que possible. l'île n'est pas si grande que ça. la preuve, il est à tes côtés. il t'a trouvé et calmé. « comment tu m'as trouvé, au fait ? t'as mis un gps dans mon caleçon ? non parce que même moi j'sais plus où j'étais, j'te jure. le vieux bad trip. » tu es curieux, c'est sûr.

oui un bad trip. c'est plus simple qu'avouer que t'es super instable émotionnellement parlant. tu te caches derrière la fumette.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Mar 10 Mai - 23:48

EIl ricane. Toi et lui, vous vous comprenez facilement. Vous vous connaissez depuis tellement longtemps aussi. Il te connaît comme personne. Même Bool Am te connaît pas autant, et c'est pour dire. « hé, comment tu parles à ton aîné, sale mioche. » Ton rire caché, moqueur, exprime bien ton ressentiment. Ton aîné ? Quel aîné ? Ouais, trois ans ça pourrait paraître énorme, mais pas là, pas dans ce cas. Sang Kil, c'est qu'un gamin. Exactement comme toi et les autres. Tu pouffes de rire et t'expires longuement. Comme pour dire : Sérieux ? Vraiment là ? Sa main vient se poser sur ta joue, et ce geste t'étonne. Quelques secondes seulement. Le temps qu'il lui faut pour te tirer la peau de la joue. Comme un grand frère le ferait à son gosse de cadet. Sauf que ça fonctionne pas. Cette scène sonne faux. Bah ouais, après tout, tu sais ce qu'il en est toi. Deux gamins d'âge mental de dix ans, qui s'amusent à s'prendre pour des grands. Tellement pas crédible. « j'ai tapé trop fort, t'as perdu ton sens de l'humour ? » Tu lèves les yeux au ciel. Comme si c'était possible ça. Toi, perdre le sens de l'humour ? Puis quoi encore ? Jamais. Tu pourras jamais perdre ton sens de l'humour. C'est ce qui fait que t'es toi. Ton sens tordu de l'humour. Sans humour, tu serais quoi ? Une chose est sûre, ce serait pas super intéressant. Doucement, il lâche ta joue. Ses doigts ne se décollent pas de ta peau, mais descendent doucement vers ton menton. C'est bizarre. C'est le genre de geste que toi, t'as facilement avec tes bros, mais Sang Kil. Non. Ça devrait pas t'étonner, ça devrait pas. Il relève ta tête de nouveau, pour la remettre dans la position dans laquelle elle était quelques minutes plus tôt. « garde la tête en arrière encore un peu, sinon j'vais vraiment aller les chercher, les tampons. » Tu secoues la tête mais tu réponds pas. T'as rien à dire. Pas de répliques sanglantes. Pas de réponse débile. Rien. Toi, Won Bin, le mec qu'a toujours un truc à dire, t'es incapable de sortir ne serait-ce qu'un mot à une phrase aussi inspirante. Y'a un truc qui cloche.

T'y fais pas attention et tu te reconcentres sur ton bro. D'ailleurs, il s'assoit à côté de toi. Et le pif toujours en l'air, tu le regardes. C'est un Sang Kil différent de d'habitude. Mais tu fais comme si tu le remarquais pas. T'façon, t'es quasi-sûr que lui, il l'a même pas remarqué. Et t'as pas envie de gâcher l'ambiance. Alors tu le regardes, juste. Et t'attends de voir quelle absurdités il est encore capable de te pondre. Parce que Sang Kil, quand il est avec vous, c'est rarement un gamin mature. Rarement. C'est arrivé deux trois fois, quand il était vraiment mal. Mais jamais, vous vous êtes lancés dans de longues réflexions philosophiques. Ah si. Exception faites lorsque vous êtes bourrés. Dans ces cas là, c'est même plutôt monnaie courrante. « hé, binnie, c'est cool que tu sois là. même si du coup, j'ai plein de sang sur mon t-shirt, on va croire que j'ai tué quelqu'un. » Tu ris jaune. T'en as rien à faire toi, de ce qui se passe sur l'île. Du moment que ça concerne pas ta famille. Et tu ris quand même jaune. Parce qu'au final, ça concerne un peu quand même ta famille. Ça concerne la seule chimère de votre famille, et les deux sages. Et des fois, tu te réveilles en sueur, la nuit, après un cauchemar. Ça aurait pu être l'un d'eux qu'est mort. Et si, et si y'avait des représailles ? Et si la milice décidait de se venger elle-même ? Ils auraient de quoi. Et si Sang Kil y passait ? Tu frissonnes d'horreur. Et tu trouves étrangement que la main de ton frère sur ton dos arrive pile au bon moment. Une petite tape, ça fait jamais de mal à personne, au contraire. Une tape qui dure plus de cinq secondes, ça devient bizarre par contre. Il finit par l'enlever, et tu le sens, que l'air est pas sain. Tu le sens qu'il se passe un truc bizarre. Étrange. Un truc sur lequel tu peux pas mettre le doigt. Et dieu que ça te frustre. « comment tu m'as trouvé, au fait ? t'as mis un gps dans mon caleçon ? non parce que même moi j'sais plus où j'étais, j'te jure. le vieux bad trip. »

Tu baisses la tête. T'es pas trop sur de quoi répondre. La vérité est bien trop cucu pour que tu lui dises. Et tu rigoles. Parce que l'idée du GPS dans le caleçon, elle est pas si débile que ça. Alors tu le regardes et tu passes ton bras autour de ses épaules. Comme un bro le ferait. Et c'est pas étrange pour toi. Parce que t'es tactile. Et parce que tu te comportes comme ça avec tous les autres. « Ah mais t'étais pas au courant ? Je l'ai inventé avec Bool Am. En fait on en a tous un. Tiens... » Tu regardes ta main vide, mimant que tu tiens quelque chose dedans. « Je peux même te dire en regardant cet écran spécial invisibilité que Bool Am se bourre la gueule, que Nam Woo est en train de se taper une meuf, et les autres...je sais pas, j'ai pas encore eu accès à leur caleçon pour mettre le système de traque. » Tu le regardes, un large sourire posé sur les lèvres. Puis t'avances tes lèvres de son oreille. Et tu chuchotes, comme si tu lui faisais une confidence : « Et puis oublie pas que je suis magicien moi. Je sais tout. Tout le temps. Surtout où se trouve un frère en détresse. » Et c'est après cette phrase que tu te rends compte que depuis que tu l'as retrouvé il y a quelques minutes, t'insistes un peu trop sur le mot frère.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Mer 11 Mai - 2:19

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I'll book myself into a soul asylum
won bin ✧ sang kil
ça coince. il y a un truc qui coince. tu n'arrives pas à savoir quoi. tu lui lances des petites piques. il rit. il sourit. mais il ne répond pas du tac-au-tac comme avant. oui, comme avant. tu sais, avant l'île. avant votre séparation quasi-quotidienne. avant, vous étiez tout le temps collés ensemble. il était le premier de la bande à sympathiser avec toi. ils disent souvent que tu es le pilier du groupe, le fédérateur. oui, ils se sont tous connus grâce à toi. mais jamais tu ne serais devenu ce que tu es sans won bin. le groupe non plus. t'es peut-être la brique fondatrice, mais lui c'est le ciment qui fait que tout ne se casse pas la gueule. surtout pour toi. la rencontre, les pétards, les feu d'artifices. sans vous connaître, vous étiez déjà les meilleurs amis du monde. cela a toujours été plus que de l'amitié, que de la fraternité. toujours plus. maintenant, vous n'êtes plus ensemble. et tu te rends compte, là, au moment où tu lui parles, qu'il te manque terriblement. c'est bizarre. ils te manquent tous. tous les jours. quand tu te balades chez les sages, tu te demandes ce qu'ils sont entrain de faire. mais là, tu ressens l'absence, d'un seul coup et plus intensément que d'ordinaire. tu sens que ça change un truc entre vous. mais tu n'arrives pas à définir clairement ce que c'est et ça te rend dingue. donc tu n'y penses plus. oui. stop.

tu blagues. toujours. un petit silence mais won bin finit par rire. tu le regardes avec un air attendris, assis à ses côtés. il tient toujours sa caboche en arrière, pointant son nez vers le ciel comme il peut. et puis voilà. il passe à nouveau son bras autour de tes épaules. tu te crispes légèrement à son contact. mais t'as aucune idée de pourquoi. c'est won bin, il est toujours tactile, bien plus que toi d'ailleurs. tu baisses légèrement les yeux et tu regardes un cailloux au sol, devant toi. c'est bon, arrêtes d'agir comme une jeune fille en fleur, ça va devenir embarrassant. peut-être que tu aurai du aller chez les alchimistes. tu aurai peut-être dû te forcer pour eux. le fait de t'éloigner d'eux, cela a créé cette ambiance bizarre entre vous. « ah mais t'étais pas au courant ? je l'ai inventé avec bool am. en fait on en a tous un. tiens... » il pose sa main devant ton visage, t'obligeant à lâcher la pierre des yeux pour les poser sur la paume de sa main. merde. « je peux même te dire en regardant cet écran spécial invisibilité que bool am se bourre la gueule, que nam woo est en train de se taper une meuf, et les autres...je sais pas, j'ai pas encore eu accès à leur caleçon pour mettre le système de traque. » tu ricanes en secouant la tête de dépit. parce qu'il a probablement raison, ce con. tu connais trop tes frères. « mais genre t'as eu accès à mon caleçon ? c'est propriété privée, là. » tu ris fort. en faisant le timide, croisant tes mains sur le bas de ton ventre. oui, vous êtes cons.

tu sens le souffle sur ton oreille, son chuchotement. tu avales la boule en travers de ta gorge. tu te racles le fond de ta bouche et tu attends juste qu'il mette fin à ce supplice. merde. « et puis oublie pas que je suis magicien moi. je sais tout. tout le temps. surtout où se trouve un frère en détresse. » tu le regardes. le visage est trop proche. tu recules légèrement ta caboche, ton corps aussi. le langage corporel de la fuite exécuté à la perfection. tu ne sais pas pourquoi tu réagis comme ça. mais tu mets ta main sur ton oreille. un petit silence. et un rire gêné. un faux rire. un nerveux. « vas-y, j'ai pas envie d'avoir des échantillons de ta salive dans mon oreille, pas cool. »  tu le repousses un peu avec l'humour comme excuse. en appuyant ta main sur son épaule gauche. tu agrandis la distance entre vous, encore. oui, rigole. mais pourquoi tu réagis comme ça, sang kil ? c'est juste won bin qui fait son won bin. putain t'es stupide ou quoi ?  « si t'étais un vrai magicien, t'aurai pas pu faire un tour de magie et esquiver mon poing ? j'te jure que j'étais pas bien à cause de toi. je me sens toujours un peu mal d'ailleurs, vu la gueule que t'as. » tu lui donnes un coup de coude un peu en retrait. les insultes, ça cache toujours un petit truc pour toi. pourtant, tu ne t'es pas dégagé de son bras. au final, malgré ce truc qui ne va pas, ça te fait réellement plaisir d'être avec lui et ça, tu ne le nies pas. « puisque t'as un traceur dans leur froc, nam woo, bool am, ils vont bien ? tu sais, en général. vous trois, vous allez bien ? » wouah. bravo le changement de sujet. tu peux parler des autres, ça ne changera pas l'ambiance actuelle entre vous. tu plantes la pointe de ta chaussure dans le sol poussiéreux, comme un gamin, la tête baissée. mais tu affiches un peu plus le sang kil normal avec cette question. le grand frère protecteur. inquiet, toujours.

bizarre.

c'est bizarre. sans l'être. la bizarrerie dans la normalité.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Mer 11 Mai - 11:35

T'es habitué à dire des conneries. Et ils sont tous habitués à les entendre. Et ils ont toujours réagis de la même manière. Presque. Bon, à quelques exceptions. Mais jamais de la part du noyaux de base du groupe. Jamais de la part de Sang Kil. Lui, il s'est toujours fié à sa réaction première. Rire. Et lorsque tu commences à lui débiter des conneries sur les GPS, il ricane plus qu'autre chose. Mais c'est bien aussi. Ça marche aussi, comme réaction. « mais genre t'as eu accès à mon caleçon ? c'est propriété privée, là. » Tu soulèves les épaules. Propriété privée ? C'est quoi ça ? Tu connais pas ce mot. Cette expression t'es totalement inconnue. Surtout oui, avec eux. Vous vous connaissez par cœur. Et votre vie privée n'est pas quelque chose que vous gardez...privé, justement. Même si parfois, quand ça concerne Nam Woo, vous préféreriez que certaines choses y restent. Dans le domaine du privé. Tu chuchotes. Une connerie encore. Tu fais genre, c'est une confidence. Genre c'est un secret. Alors que soyons sérieux, qui sur cette île ne sait pas que toi, ton truc, c'est les tours de magies débiles, mais impressionnants ? Y'a rien de secret là dedans. Et il tourne sa tête vers toi. T'as même pas le temps de te redresser qu'il s'éloigne. Poto, j'ai pas la crève, tu sais ? Tu réagis pas. Tu sais pas ce qu'il a. Mais il est bizarre. Vraiment. Et de plus en plus. Non, ça s'arrange pas avec le temps. Tu sais pas ce que c'est, mais t'as juste envie que ça redevienne comme avant. Avant tout ça. Et avant cette rencontre, discussion, plus qu'étrange. Très sérieusement. A croire que vous parlez plus le même langage. Et c'est douloureux. Vraiment. Il pose sa main sur son oreille, et il fait un bruit qui ressemblerait à un rire. Sauf que c'en est manifestement pas un. Ou s'il pense vraiment que tu prendras ce son pour un rire, c'est qu'il doit penser que tu ne le connais pas si bien que ça au final. Depuis quand ça le dérange la proximité ? Est-ce que t'as fait un truc qui l'a gêné ? Est-ce que t'as fait une connerie ? Qu'est-ce que t'as fait ? « vas-y, j'ai pas envie d'avoir des échantillons de ta salive dans mon oreille, pas cool. » Tu souris. Parce que ses mots sont drôles. Mais y'a un truc qui cloche. Et t'arrives pas à mettre la main sur ce que c'est. Donc tu rigoles pas non plus. Tu souris juste.

C'est tellement forcé. Tout ça. Tellement pas naturel. Et t'aimes pas ça. Et tu souris plus. Mais ça, tu le caches. Derrière une tête parfaitement souriante. Une tête à la Won Bin qui n'a aucun soucis, jamais. « si t'étais un vrai magicien, t'aurai pas pu faire un tour de magie et esquiver mon poing ? j'te jure que j'étais pas bien à cause de toi. je me sens toujours un peu mal d'ailleurs, vu la gueule que t'as. » Quelle gueule ? Tu veux qu'on en parle de celui qu'a la gueule qui inquiète le plus l'autre ? Crois moi, je suis pas certain de gagner. Tu ris. Mais oui, ton rire aussi sonne faux. Différent. Plus un rire d'habitude. Est-ce que t'es plus le même qu'avant ? Est-ce que, horreur, t'as grandit ? Ou est-ce que vous avez juste perdus l'habitude d'être ensemble et de vous comporter comme des vrais frères ?

« puisque t'as un traceur dans leur froc, nam woo, bool am, ils vont bien ? tu sais, en général. vous trois, vous allez bien ? » Tu reposes ton regard sur lui. Là, tu le reconnais. Ça, c'est Sang Kil. Alors tu redeviens Won Bin aussi. Mais quelque chose est off. Et tu sais pas quoi. Par contre, tu sais que t'auras très probablement oublié cette échange étrange la prochaine fois que tu le verras. Oh, les joies de la mémoire sélective. T'enlèves ton bras de ses épaules et tu remets ta tête dans un axe plus ou moins normal. Tu regardes vers l'horizon, par là, y'a les alchimistes. « Tu nous manques. Mais on fait avec écoute... J'ai juste tellement l'impression qu'on devient encore plus ce qu'on était avant. Nam Woo voit deux à trois filles par jour, tu te rends compte ? Je me demande franchement comment il tient le rythme, tu vois ? Bool Am... Heureusement qu'il est là, je supporterais pas sinon. Mais il est toujours à la taverne, en train de boire. A croire que son seul but dans la vie, maintenant que c'est plus de devenir chanteur, c'est de finir bourré dans mon lit le soir, et que mon rôle et de l'aider à dessouler. Et moi... Je vais bien. Mais les autres me manquent. Toi aussi. Beaucoup. » Et tu commences à la voir le problème. Tu es le seul à pas essayer de passer à autre chose. Tu es le seul à rester bloqué sur le passé que vous avez partagé ensemble. T'es le seul à rester bloqué sur le groupe que vous formiez et qui n'arrive pas à vivre sans eux. Tu baisses les yeux, tu souris plus. Et cette fois, t'es loin de le cacher. Alors, le problème, le malaise, c'était que ça. Un refus de ta part de grandir sans eux. Et si Sang Kil aussi est passé à autre chose, si lui aussi, il a continué sa vie, ouais dans ce cas, c'est normal que les contacts lui fassent étrange. Et si c'était ça, le malaise ? Et si vous arrêtiez, petit à petit de former une famille ?
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Jeu 12 Mai - 19:23

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won bin ✧ sang kil
tu es le grand frère. le plus âgé. la lumière du phare pour ne pas qu'ils se perdent en mer. tu sais que tu as ce rôle et tu l'auras toujours, même si la plupart du temps, tu n'as aucune idée de ce que tu fais. c'est plus un instinct naturel. tu les aides, tu les sors des pires emmerdes et tu les protèges. tu t'en es déjà pris des claques pour eux. avant l'île, au poste de police, tu étais celui qu'on blâmait surtout, les trois autres derrière en rédemption. sang kil, montre l'exemple. t'es brillant quand tu le veux alors pourquoi tu fais des conneries ? ta réponse, toujours la même. parce que j'en ai envie. et t'as qu'une envie en ce moment, à côté de won bin, c'est de redevenir ce frère-là. mais tu ne sais pas comment y parvenir. merde. alors tu effaces toute votre conversation awkward au possible d'il y a quelques secondes et tu changes de sujet. « tu nous manques. » tu relèves la tête immédiatement alors qu'il retire son bras de tes épaules. et d'un seul coup, tu sens que son contact te manque déjà. ça y est. tu te souviens. vous étiez tous les uns sur les autres, tout le temps. à vous donner des gentils coups. à faire la course sur les dos des autres. bourré, t'étais le premier à leur faire une bise bien baveuse. « mais on fait avec écoute... j'ai juste tellement l'impression qu'on devient encore plus ce qu'on était avant. » encore plus ? tu hausses un sourcil. tes paupières restent ouvertes cachant presque les grains de beautés qui y habitent. tes prunelles sont bloquées sur le visage de ton interlocuteur. « nam woo voit deux à trois filles par jour, tu te rends compte ? Je me demande franchement comment il tient le rythme, tu vois ? » et tu te mets à rire, en toussant légèrement, pris de surprise par les dires de ton ami. punaise, nam woo ne changera jamais. tu te demandes comment il fait pour ne pas choper une maladie. surtout ici. « bool am... heureusement qu'il est là, je supporterais pas sinon. » tes dents se resserrent d'un seul coup. tes mâchoires s'entrechoquent et ton cœur est ailleurs. « mais il est toujours à la taverne, en train de boire. à croire que son seul but dans la vie, maintenant que c'est plus de devenir chanteur, c'est de finir bourré dans mon lit le soir, et que mon rôle est de l'aider à dessoûler. » tu souris bêtement sans rien ajouter, même pas un petit rire. et toi, won bin. putain, dis moi. c'est tout ce que tu veux savoir. comment il va, lui. mais t'es trop con pour lui demander directement. cela ferait bizarre, non ? pourtant, t'as toujours été direct avec tes frères. « et moi... je vais bien. mais les autres me manquent. toi aussi. beaucoup. »

beaucoup. tu soupires. un long. soupire. les épaules se soulèvent. tu ne peux pas y faire grand chose. et ça te fend le coeur. « ouais, je comprends. » vous me manquez aussi. surtout toi. c'est facile à dire. allez, craches-le. tu regardes devant toi, un peu comme won bin qui regarde l'horizon depuis le début de son petit monologue que tu n'as pas voulu interrompre. le silence arrive. tu jettes un coup d’œil sur ta gauche. et tu le vois. son visage triste. désolé. presque résigné.

la rage revient. cette fois, tu t'énerves tout seul, putain. tu serres les poings à t'en faire péter une veine. bouges-toi, sang kil. arrêtez d'être aussi bizarre. et redevenez des frères, merde. tu te lèves d'un seul coup. genre, un petit bond, poussé par les muscles de ton fessier. les deux pieds au sol. tu inspires profondément. « putain, on est débile, tu trouves pas ? » tu lui offres ton dos pendant quelques secondes et tu te retournes. t'es un peu colère, ça se sent. mais tu supportes pas de voir son visage triste. nope. refus catégorique. tu es débout, il est assis sur le muret, tu regardes donc vers le bas, son front pour être plus exact. « hé, mec. » tu poses tes deux mains sur chacune de ses épaules. « tu me manques aussi, ok ? vous me manquez tous. parfois je me demande ce que je fous chez les sages, loin de vous. et je me dis, que c'est comme ça, tu vois ? j'pensais pas que ça allait créer cette distance entre toi et moi. j'veux dire, nous deux ? merde quoi, binnie. » tu reprends ta respiration parce que tu parles vite. tu craches tout. tu souris. tu passes une main sur sa nuque, tu t'accroupis. et ton visage est d'un seul coup très proche du sien. mais voilà, c'est juste normal. merde. « t'es mon frère, je t'aime et ça changera jamais ok ? faut qu'on arrête d'être coincé du cul parce que j'vais nous casser la gueule. » tu contrôles à peine ce que tu balances. le cerveau n'a pas le temps de tout traiter, c'est le cœur qui parle. et tu t'en fous. tu ricanes. parce qu'il a déjà le pif éclaté, donc bon. c'est surtout toi qui était bizarre. c'est comme si tu te parlais à toi-même, en réalité. lui, il a essayé d'être tactile avec toi mais tu t'es éloigné. mais tu avais ce sentiment qu'il n'était pas à l'aise non plus. vous deux, seuls. mais plus maintenant. enfin, tu essayes. tu n'as même pas capté que tes mots sont très lourds. ils sont directs. et étonnement vrais. « moi, je ne veux pas qu'on change, ok ? jamais. » tu lui donnes un très doux coup de boule, front contre front. et la main reste sur sa nuque quelques instants, qu'il imprime bien.

pour une fois, tu pètes la bonne durite, bravo.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Ven 13 Mai - 17:47

Tu lui avais dit ce que tu avais sur le cœur. Tu lui avais balancé tout ce que tu lui reprochais en quelque sorte. Tu aurais pu lui demander ce qu'il faisait là-bas, chez les sages. T'aurais pu lui dire qu'il y avait un deuxième lit dans ta hutte, et qu'il n'attendait que lui. T'aurais pu lui demander de quitter les sages et de venir vous rejoindre, toi et tes frères. Ses frères. Il manquerait Hwan, et In Soo. Mais c'était rien comparé au manque de Sang Kil. Au manque du leader, rien que lui. Tu t'en rends compte depuis quelques temps. Qu'être séparés d'un de tes frères, c'est vraiment pas cool. Les blagues, les débilités, les conneries sont comme incomplètes. Sans les sept nains, c'est comme si elles étaient vies, dénuées de sens. Après tout, qui a déjà entendu parler d'un conte qui s'appelle : Blanche Neige et les quatre nains, hein ? Personne ! Et puis encore si dans les quatre, y'avait prof, il pourrait s'occuper des trois autres. Mais non. Prof s'amuse à rester chez lui, avec sa weed. Tu l'entends soupirer. Tu penses qu'il a entendu ce que tu voulais lui transmettre, ce que tu voulais lui dire. Tant mieux. « Ouais, je comprends. » Vraiment ? Est-ce qu'il comprend vraiment ce que tu ressens ? A quel point tu as mal ? A quel point toute cette histoire te fait mal ? Est-ce qu'il le comprend, vraiment ? Pourtant, t'as l'impression que oui. Parce que c'est Sang Kil. Et que tu le sais, lorsqu'il te comprend. Tu le sais, lorsque vos esprits sont branchés sur la même fréquence. Oui, tu le sais.

Tu es surpris lorsqu'il se lève, d'un coup, comme porté par quelque chose d'invisible. Il se met face à toi. Il bloque la merveilleuse vue de l'infini que tu avais, mais tout de suite, tu t'en fous. Parce que Sang Kil est redevenu Sang Kil. Et pas le sage dépressif avec qui tu avais l'impression de discuter. Non. C'est de nouveau ton pote. Ton fou du roi. Celui qui pète des câbles, dégénère tout le temps. Le Sang Kil qui lève le point sans aucune raison juste pour la joie de dire « non ». « Putain, on est débile, tu trouves pas ? » Il se retourne vers toi, ce visage énervé contre le monde que tu lui connais si bien. Et ton sourire débile retrouve sa place attitrée sur ton visage. Voilà. Sang Kil. Merci d'être revenu mon pote. « Hé, mec. » Il pose ses mains sur tes épaules, et tu le regardes, les yeux grands ouverts. Faignant l'intérêt. « Tu me manques aussi, ok ? Vous me manquez tous. Parfois je me demande ce que je fous chez les sages, loin de vous. Et je me dis, que c'est comme ça, tu vois ? J'pensais pas que ça allait créer cette distance entre toi et moi. J'veux dire, nous deux ? Merde quoi, binnie. » Tu souris, et tu lâches un petit rire. Il t'a compris. Et il est d'accord. Et quelque part, t'es d'accord aussi avec ce qu'il dit. Tu comprends. Parce qu'après tout, quand tu réfléchis bien, Sang Kil, et ça te blesse de le dire, il a pas sa place chez les alchimistes. C'est trop violent là-bas. Trop de cris, trop de rires. Trop de choses qui lui feraient tourner la tête et qui le ferait péter des câbles. Juste. Trop. Alors tu comprends qu'il soit chez les sages. Et ce qui te blesse réellement, c'est de ne pas pouvoir y être, toi aussi, chez les sages. Enfin non, tu t'y plairais pas, mais au moins, tu serais avec lui. Et Hwan. Bon, tu serais plus avec les autres, mais... Ouais. Y'a pas de solutions vraiment au final. Mais cette pensée te déprime pas. Parce que pour le moment, là, devant toi, il y a Sang Kil. Et qu'il est le Sang Kil que t'as toujours connu. Il a pas changer. Il changera pas. Jamais. Et votre relation changera pas. Jamais. Il sourit et passe sa main dans ta nuque. Et tu déglutis, et tu frissonnes. Oh puis merde, voilà que c'est à ton tour d'être bizarre. C'est des réactions, tu sais pas trop pourquoi tu les as. Peut-être que c'est le fait que ce soit lui qui prenne l'initiative qui te fait si bizarre. Et lorsqu'il s'approche, rapidement, et que vos visage se retrouvent face à face, tu souris. Là, c'est pas bizarre. Et c'est bizarre que ce soit pas bizarre. Et t'arrives même plus à suivre ce que tu penses. Et tu t'en fous. « T'es mon frère, je t'aime et ça changera jamais ok ? Faut qu'on arrête d'être coincé du cul parce que j'vais nous casser la gueule. »

Cette fois, tu exploses de rire. Tu le regardes et tu secoues la tête. Ce mec est incroyable sérieux. « Moi, je ne veux pas qu'on change, ok ? Jamais. » Tu souris de nouveau, tendrement. Il pose son front contre le tien, et sa main reste sur ta nuque. Automatiquement, tu lèves ta main et tu la poses sur sa nuque à lui. Tu te recules, décollant vos fronts, mais juste pour pouvoir mieux le regarder. « Je t'aime aussi bro. Il y a aucune raison que ça change. Je te le promets. Ça changera jamais. » Tu souris, tu lâches sa nuque et tu exploses de rire. Tu tapes plusieurs fois le sol avec ton talon pour essayer de calmer ta crise de rire, mais tu as du mal. Parce que tu viens de te refaire votre discussion dans ta tête. Et que là, c'est hilarant. « Kil, j'sais pas si tu te rends compte, mais on parle comme des meufs qui se font un serment du petit doigt pour se promettre qu'elles seront meilleures amies à vie. Et franchement, ça craint un peu quand même. J'préférais presque quand tu me foutais un poing dans la gueule. » Tu calmes un peu ton rire, et tu redeviens sérieux, d'un coup. Et tu te lèves, et tu le montres du doigt. Comme si tu le menaçais. Comme si. « Ça reste entre nous. Oh putain, il faut que ça reste entre nous ça ! C'est la hoooonte ! » Et tu souris. Parce que ouais, vous ressembliez vraiment à des meufs là, les minutes d'avant. Et que si un des autres membres de sept nains vous avez vu, il se serait, mais méchamment, foutu de votre gueule. Et il aurait pas pris des pincettes.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Lun 16 Mai - 4:23

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il éclate de rire. juste devant toi. un peu plus et tu croirais qu'il se paye ta tronche. alors tu pousses un peu sur son épaule en fronçant les sourcils, en plein monologue. reste sérieux, won bin. au moins pendant deux secondes. impossible. il gigote. il glousse. tu essayes d'être mature et honnête, bordel. tu pensais à quoi, avec lui ? déjà que tu luttes pour garder un visage énervé et faussement sérieux au fil de tes paroles. parce que tu te rends compte, avec un lag cerveau, que c'est mièvre. mais ton sang bouille. toujours. tu ne te contrôles pas dans ces situations. et quand tu ne fous pas tes poings dans la gueule de tes potes, tu parles. tu craches tout. tes lèvres sont étirées au possible alors que tu continues. parce que tu balances tout et que ça te fait du bien. les réactions de won bin t'oblige à sourire, également. il ricane. il se fend la poire. et sa main se cale dans ta nuque, il mime ton geste d'affection sincère avec une certaine malice affichée, mais tu sens que c'est naturel. entre vous. merci grand dieu. « je t'aime aussi bro. il y a aucune raison que ça change. je te le promets. ça changera jamais. » merci.

vos regards se croisent et won bin meurt soudainement de rire. il est à deux doigt de s'écrouler par terre. et toi aussi, tu te mets à ricaner. un pouffement légèrement plus discret que la marrade qu'il se tape. parce que tu l'observes juste. lui. ce gamin qui rit à tout va. le mec qui fait ses blagues débiles à tout le monde. qui met un peu de magie dans la vie du pauvre peuple coincé sur l'île. et tu adores le voir aussi jouasse. tu secoues la tête, te redressant parce que tes jambes commencent à s'engourdir méchamment. ouais, la pose des voyous accroupis, tu ne maîtrises pas du tout. tes articulations souffrent. « kil, j'sais pas si tu te rends compte, mais on parle comme des meufs qui se font un serment du petit doigt pour se promettre qu'elles seront meilleures amies à vie. et franchement, ça craint un peu quand même. j'préférais presque quand tu me foutais un poing dans la gueule. » tu baisses la tête, humectant tes lèvres au passage et tu couvres ta bouche de quelques doigts, pliant ta lèvre inférieure sous le coup de l'embarras. oui, vous êtes complètement culcul, c'est horrible. tu te rends compte. il te pointe du doigts, levant ses fesses du muret avec un regard faussement accusateur. « ça reste entre nous. oh putain, il faut que ça reste entre nous ça ! c'est la hoooonte ! » et tu imagines immédiatement les cinq autres se foutrent allègrement de vos têtes, vous demandant si vous êtes synchronisés au niveau de vos menstruations. tu te mords la lèvre parce que tu retiens un rire. mais tes épaules se soulèvent en rythme. tu acquiesces en commençant à rire.

peu de temps après sa réplique, tu donnes une petite tape sur son index pour qu'il se dirige vers le sol et tu passes ton bras par-dessus son épaule, tu l'enroules autour de son cou. comme un boa constructeur. oui, la tête sous l’aisselle, ta punition favorite. tu l'obliges à plier son échine et à offrir sa tignasse à tes phalanges. « ça peut s'arranger pour le deuxième poing dans la gueule, m'lady. on sait tous que c'est toi la meuf dans notre couple, binnie, pas moi. » gros gamin. tu lui offres un petit shampoing digne des dix ans que vous partagez. et tu le relâches. tu t'exécutes rapidement parce que, le respect est mort. il peut facilement te rendre la pareille. même si t'es plus vieux. tu t'écartes en sautillant un peu en arrière. comme un gros. gamin. sang kil. putain. tu passes ta langue sur le coin de tes lèvres, narguant ton frère. et tu sautes sur le muret. debout, comme un gymnaste sur sa poutre. tu tiens en équilibre. « ton nez, ça va ? » lui demandes-tu en essayant de ne pas te ramasser la tronche. il ne saigne plus, non. un léger bleu s'entrevoit déjà au niveau du regard. un coquard. un petit. « allez, viens. » tu te recules d'un pas en arrière, comme un escrimeur. tu l'invites à monter sur le mur. « j'suis d'humeur généreuse aujourd'hui. c'est peut-être l'herbe qui parle mais t'as le droit de m'en foutre une. une claque, une beigne, une fessée, même si tu veux. » tu te retournes. tu soulèves le t-shirt noir, qui est long et qui recouvre les poches arrière de ton jean légèrement troué. oui, tu lui offres ton cul. mais t'es pas une chimère, donc ça ne marche pas dans ce sens-là. tu pivotes sur tes talons, lui faisant à nouveau face. c'est juste won bin. toi et lui. « choisis bien, jeune padawan. ou jeune chevalier. enfin, tu m'as compris. c'est pas tout le monde qui a la chance d'en foutre une à un maître jedi. surtout à moi. » tu pèses lourd chez les sages, attends. un des six leaders. tu lui envoie un clin d’œil en claquant ta langue contre tes dents.

si les sages te voyaient. ceux qui ne te connaissent pas vraiment. ceux qui pensent que tu es si sérieux, si sombre. t'es un rayon de soleil avec tes potes. et avec lui, t'irradies de conneries et de bonheur.

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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Mar 17 Mai - 0:56

Tu le connais quand même vachement bien ton bro. Lorsqu'il pousse ton doigt tendu vers lui au sol, tu sais ce qui va t'arriver. Oh ouais. Tu sais que tu vas pas réchapper à l'horrible passage chez le coiffeur. Et lorsqu'il fait passer ta tête sous son bras et qu'avec son poing, il te fout en l'air ton super brushing que t'avais mis exactement zéro secondes à faire ce matin, et bah t'es même pas surpris. « ça peut s'arranger pour le deuxième poing dans la gueule, m'lady. on sait tous que c'est toi la meuf dans notre couple, binnie, pas moi. » Tu pourrais lever les yeux au ciel, mais tu le fais pas. Parce que... Y'a bien trop de vérité dans ses paroles. Ouais, toi. Si un jour, tu te mettais réellement en couple avec un mec, et ça arrivera pas tout de suite, trop gamin pour ça, tu serais probablement celui qui porterait la jupe. Mais si, mais si, ce genre de jupe super courtes, comme les écolières japonaise. Bah ouais. Tu restes un mec qui connaît ses classiques. Et alors qu'il te relâche, tu te prépares pour riposter. Bah ouais, c'est pas du jeu sinon. Faut qu'il accepte son triste sort ! Un sort de vengeance ! Mais il le sait, Sang Kil, que tu veux te venger. Alors, il s'éloigne de toi. Pas même une once de chevalerie ce mec. Poto, quand tu offenses, il faut que tu te laisses offenser derrière. C'est la règle première des gamins ! Même si t'es pas persuadé qu'un gamin utiliserait le mot offenser. Ou alors si, mais sans réellement savoir ce que ça veut dire. Aujourd'hui, j'me suis offenser du Nutella. Ouais. Pas concluant. « ton nez, ça va ? » Tu fais jouer les muscles de ton visage faisant bouger légèrement ton nez un peu, très peu, douloureux. Et ouais, tu te dis que même si ça te fait, en vrai, un mal de chien, bah, tant que tu finis pas comme le sphinx, tout va bien. « allez, viens. » Tu lèves un sourcil. Putain, ça laissera un coquart vu la douleur. Ouais, merci le poto. Tu le regardes se mouvoir sur le muret. Oui, mouvoir. Et tu le rejoins pas. Parce que ça te fera bien plus marrer de le pousser quand il s'y attendra le moins pour le voir se ramasser dans la terre derrière. Dans ta tête, tu ris. Mais pas sur ton visage, non. Ça pourrait lui révéler tes plans. Quoique. Le fait que tu ne souris pas en dit probablement bien plus que si tu rigolais pour rien. « j'suis d'humeur généreuse aujourd'hui. c'est peut-être l'herbe qui parle mais t'as le droit de m'en foutre une. une claque, une beigne, une fessée, même si tu veux. » Roh, c'est que c'est presque tentant. Mais non. Tu restes sur ton idée. Le pousser et le voir se ramasser dans la boue bien mouillée de derrière, ça va être encore plus marrant. Cette fois tu souris. Parce que l'idée de la fessée, ça te fait rire. Comme un gamin à qui on vient de dire prout.

« choisis bien, jeune padawan. ou jeune chevalier. enfin, tu m'as compris. c'est pas tout le monde qui a la chance d'en foutre une à un maître jedi. surtout à moi. » Il a pas tord. Mais voir un maître jedi se ramasser dans la boue non plus, c'est pas donné à tout le monde. Alors tu fais rien. Mais bon, en même temps, putain que c'est tentant. Tu fais mine de réfléchir quelques secondes, et tu finis par t'approcher de ton frère. Fuck Off hein. Lorsque t'arrives face à lui, tu souris. Ton sourire est innocent. Trop innocent. Et alors que tu prends ton élan pour le pousser, une voix. « Ah bah vous êtes là ? » La surprise d'entendre une autre voix que celle de Sang Kil te fait perdre ton équilibre, et au lieu de juste pousser Sang Kil comme tu le voulais, tu tombes avec lui. Dans la boue. Et merde. Tu te retournes, le visage boueux. Et bien sur, lui il est tombé que sur le dos, alors que toi non, la tête en premier. C'est ton jour de chance sérieux. Tu vas tenter le loto probablement. T'es sûr de perdre. « Bah qu'est-ce que vous faites dans la boue ? » Tu relèves la tête et Hwan est là, devant vous, les yeux encore à moitié fermés. « Les autres m'ont dit que t'avais pété un câble Sang Kil. Mais on dirait que ça va. » Et il sourit. Parce qu'il sait très bien. Parfaitement bien. Ce que vous faites dans la boue. Alors tu souris. Et ton sourire est pas rassurant, oh non. Alors tu regardes Hwan. « Hey, Hwan. Cours. » Et tu te lèves. Retombant deux trois fois avant de réussir à pas glisser. Et tu te mets à courir après le sage. Et tu sais que vous êtes repartis pour deux petites heures de course poursuite autour de l'île.
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MessageSujet: Re: one punch man (won bin)   Jeu 19 Mai - 15:22

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de la boue, forcément. c'est ce que tu te dis quand tes fesses atterrissent brusquement dans la terre boueuse, derrière le muret. tu n'as même pas eu le temps de comprendre que c'était won bin le responsable, tu assassines hwan du regard. le pauvre, il se pointe et il se met à dos le maître jedi que tu es. tes mains sont couvertes de boues, ton pantalon on en parle pas et tu affiches une mine légèrement saoulée. mais un frêle sourire est tout de même présent. et un ricanement. parce que won bin s'est ramassé avec toi. tu le sentais qu'il voulait faire plus que te foutre une claque quand il s'est avancé vers toi. t'allais la jouer prince et le laisser faire. après tout, un peu de boue contre le pif fracassé, c'est un deal plutôt honnête.

tu regardes dagonet qui se relève doucement, la face couverte d'une boue qui continue son chemin le long de son corps. ton sourire est très net, là. tu te fous de sa gueule, sans rire. tu le pousses un peu, donnant un coup sur son épaule, pour qu'il s'écarte, lui et sa gueule boueuse. hwan pose la question à cent million, se foutant allègrement de vos têtes. « les autres m'ont dit que t'avais pété un câble sang kil. mais on dirait que ça va. » tu secoues la tête de droite à gauche, le sourire aux lèvres, comme un grand frère amusé de la connerie de ses cadets et tu poses une main sur ton genou. tu prends appuies sur ta jambe et tu te relèves d'un coup, éclaboussant un peu plus won bin, au passage. « il me fallait juste un bain de boue, merci. » répliques-tu avant d'essuyer tes mains sur ton t-shirt. du sang de won bin, de la boue maintenant. ton t-shirt fait l'état de ta journée un peu plus mouvementée que d'ordinaire. t'es même pas énervé. en fait, on ne sait pas trop ce qui t'énerve. tu te réveilles d'un coup en piquant une crise et voilà qu'on te jette littéralement dans la boue et tu rigoles. faut dire que voir won bin comme ça, ça te fait oublier.

won bin se lève, tout en fixant le jedi d'un air déterminé. avec un sourire. ce sourire, tu le connais. tu hausses les épaules avant même qu'il prenne la parole. le dormeur, il sait aussi. il ricane. « hey, hwan. cours. » et ledit hwan se met à rire, tout en commençant quelques enjambés en arrière. et ton chevalier essaye tant bien que mal de démarrer. il glisse une fois. tu as le réflexe de te pencher vers lui pour le rattrape mais il se stabilise avant que tu n'ais le temps de le soutenir. tu reviens à ta position initiale, droit et tu regardes hwan qui s'éloigne déjà en reculant. pour un mec endormi, il est plutôt en forme là. won bin finit par détaler d'un coup, comme un gamin. tu soupires un peu et tu tournes rapidement la tête vers le soleil, presque couché. t'as pas vraiment envie de leur courir après mais en fait, si ? et tu souris. c'est un truc de gosse. vous êtes des gosses. et toi, sang kil ? tu préfères jouer à l'adulte, rentrer et faire comme si rien ne s'était passé. non. tu roules des épaules et tu commences à courir. tu rattrapes rapidement won bin et l'autre, devant. tu fous une petite tape sur la tête de ton frère et tu le dépasses, en ricanant.

vous êtes trois cons qui se font une course-poursuite juste pour le plaisir d'en faire une. tu laisses des traces de boues derrière toi, à l'instar de won bin. hwan ralentit, déjà fatigué. tu le bouscules d'un coup d'épaule net et sans bavure, qui le fait ralentir drastiquement, pour le laisser à la porter de won bin et de sa petite vengeance. mais tu ne t'arrêtes pas, toi. tu trottines. « c'est l'heure du pétard, rendez-vous chez moi tout à l'heure, faites pas trop de conneries. » pas de conneries ? c'est bien le papa de la bande qui parle. tu sais bien qu'ils vont en faire un bon paquet, le temps d'arriver chez toi. et ça te fait sourire intérieurement. tu t'éloignes en écoutant les rires de tes amis dans ton dos. tu les laisses se chamailler et tu vas chercher la fumette. tu te doute qu'ils vont continuer à se courir après. ils vont arriver chez toi complètement morts. hwan va s'endormir en deux minutes et won bin ? il va rester avec toi, à raconter des conneries en regardant les étoiles.

y'a pire comme soirée.

tu te souviens il y deux heures, quand tu avais une crise de panique ? que tu avais la rage. que tu avais foutu ton poing dans la gueule de ton meilleur ami. non, tu ne t'en souviens pas.

grâce à eux. et surtout à lui.
le temps d'une beigne.
mais au moins, tout est redevenu comme avant. ou presque.
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