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 Before you go — Taek Yoon

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Kim Ji-Young


MessageSujet: Before you go — Taek Yoon    Mar 3 Mai - 22:03



« Qu’y avait-il à faire, sur cette île ? Hormis sombrer peu à peu; oui, dans la folie ?
Qu’être, quand on se refusait à boire; fumer ou jouer — qu’être, quand n’existait ni ami ni camarade ? Comment survivre à ce temps passant, coulant; à ces nuits froides, rendant corps poisseux ? Et comment lutter, oui; contre ces songes, ces pensées jamais ne voulant s’effacer ?

Ji-Young ne savait pas.
Se laissait juste aller; trainant distraitement sur les sentiers.

Combien de temps était passé ? Une ? Trois semaines ? Allait-il réussir à tenir ? Alors que cette poignée de jours lui semblait déjà si floue, infinie ? N’y avait-il donc personne pour le tenir à l’écart de la solitude; si qui il pourrait compter ? Hormis Nova, et ses rires; sa douceur ? Hormis sa présence la nuit, ses mains tout contre sa nuque; ses bras tout contre son corps ?

Qu’aurait-il fait, sans elle ? Que serait-il devenu dans ce monde épris de violence, d’indifférence ? Serait-il allé s’aventurer une fois de plus tout contre la corniche ? Se serait-il laissé tomber ? Ou aurait-il plutôt jeté son dévolu sur la grande roue; et ses nacelles vacillantes ? Qu’en dire. Avait-il seulement le droit de dépérir ? Alors que sa mère, au loin; était toujours en vie ? Comment pouvait-il la trahir ainsi, alors qu’ils partageaient encore tant ? Alors que le ciel sous lequel ils vivaient restait le même ?

Aussi des fois se demandait-il, Ji-Young; si son coeur battait en résonance avec le sien.
Sien à elle; déjà si fatigué, ayant tant pompé.

Il aurait aimé la revoir, ne serait-ce qu’une fois. Pour prendre son visage de ses mains; embrasser son front et lui dire que tout irait. Qu’elle ne devait pas pleurer, qu’elle devait continuer à aimer — aimer le monde, la vie; les gens. Qu’elle ne devait pas perdre espoir; et qu’elle devait trouver le bonheur. Que lui irait; qu’il irait car elle irait — alors qu’elle devait aller. Enfin.

Il n’aimait pas trop y penser; se sentait à chaque fois anéanti de tristesse, froissé de larmes. Il avait tant à lui dire; tant à communiquer — ne désirait que la couvrir de ses bras, la rassurer et la protéger. Quel fils était-il, pour disparaitre avant même de pouvoir la rembourser, la rendre heureuse ? Lui qui s’était promis de la couvrir de cadeau; de lui montrer sa tenue — son uniforme de procureur. Il avait imaginé tant de fois son sourire; sa panique quand soudain, elle voudrait prendre une photo mais ne retrouverait plus l’appareil.

Finirait-il pas oublier son visage ? Ou le temps déformerait-il lentement son visage; gommant ses fossettes et creusant des cernes au bas de ses yeux ? Il voulait la voir si heureuse; pourtant. Se serait damné pour elle, aurait rampé dans la boue et tenté tous les concours du monde. Qui prendrait bien soin d’elle; à présent qu’il n’était plus là ?

Et qui prendrait soin de lui; à présent qu’elle-même avait disparu ?
Qui lui dirait de se lever, le matin; de venir prendre le petit-déjeuner ? Qui lui offrirait un bol de riz fumant; avec quelques légumes, quand ce n’était pas des oeufs ? Qui serait là pour le bercer, le soir; pour l’aimer ? Le rassurer ? Qui lui caresserait le crâne, qui lui dirait qu’il a bien fait ? Qui serait là, oui; pour l’épauler, l’encourager ? Y aurait-il un jour une autre personne capable de le comprendre; de le soutenir ? Y aurait-il un autre pilier ?

Hormis San-Woo.
San-Woo et ses accolades, ses mouvements brusques et pourtant si doux — et ses sourires un peu fous. San-Won et leur corps fondus sur le sol; à bouquiner et bavasser; alors que des rayons tamisés venaient épouser leurs formes, ourler leur calme. Qu’y avait-il eu de mieux que cet ami ? Que ce panel émotionnel; que ce talent ? Cette intelligence ? Comment avait-on pu l’aimer si sincèrement et pendant tant de temps ? San-Woo était la durée; la confiance et la capacité à tout accepter. Aussi ne savait-il pas trop, Ji-Young; si il devait y croire. A la culpabilité; à la possibilité qu’il — enfin. Si crime il avait commis; il viendrait ici.

Alors Ji-Young avait décidé, oui : qu’il ne voulait plus jamais le voir.
Car il avait subi une grande tragédie; et méritait à présent l’excellence. Il ne pouvait couvrir ses mains de sang que pour sauver des vies; non pas pour en prendre.


Les bruits du marché avaient sorti le brun de sa sphère; alors que donnant des habits et de l’eau potable, il avait récupéré un sachet de pommes de terre à peine sorties des braises, fumantes. S’écartant de la foule; évitant quelques vautours, il avait fini par se mettre à la lisière des bois; s’adossant à un tronc, sortant un de ses biens. N’agissait-il pas toujours comme ça ? Échangeant ses biens, puis s’esquivant; écoutant de loin les dernières nouvelles ? Comme ce prétendu assassinat, dont on avait rendu justice tout récemment.

Quoique, aujourd’hui de nouveaux bruits courraient — on parlait d’un corps, d’un chien; d’un de ces voyous qui ne serait pas rentré au repaire. On parlait d’un « taek yoon », disparu; incarné bout de chair à quelques lieues d’ici.  Quatre jours, que disait-on; sept, que riaient d’autres. Certains semblaient heureux, d’ailleurs; avant de disparaitre; happé par le mouvement permanent de la place.

Alors il s’était mis en mouvement, Ji-Young; préoccupé.
Car il s’agissait de ses terres, de son lieu de vie — on ne pouvait pas laisser de cadavre ainsi. Et puis, ne s’agissait-il pas de… ? N’était-ce pas impossible ? Pourquoi un gamin avec un tel tempérament se laisserait-il périr, pourrir ? Enfin. Enjambant les bosquets, l’innocent s’était dirigé vers la source des rumeurs; vers cet être n’étant plus personne — juste un tas de jambes et de bras mêlés.

Sa découverte l’avait remué.

Sa main avait plongé dans le sachet; alors que sortant une patate et la tendant à la masse amorphe; il avait lâché : « Que fais-tu là ? »

Ne savait pas trop quoi faire d’autre.
Attendait.

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Sam Tae-Hee


MessageSujet: Re: Before you go — Taek Yoon    Ven 6 Mai - 1:43

before you go

ji-young & taek yoon

Maman, Papa,
C'est moi, votre fils. Taek Yoon. Maman. Comment tu vas ? Oh, tu souris. Il est beau ton sourire. Je souris aussi, tu vois ? Je te vois enfin. Tu m'as manqué maman. Comment tu vas ? Et papa, comment il va, papa ? Et les autres, comment ils vont ? Oh, ils sont beaux vos sourires. Vous devez être heureux, là haut, pas vrai ? Plus heureux que moi, non ? Maman ? Tu m'en veux pas, pas vrai ? T'es heureuse. J'ai bien fait ça veut dire ? Hein ? Pas vrai ? Demande à papa, si j'ai bien fait. Parce que je pense que j'ai pas bien fait. Mais je veux pas avoir mal, alors je dis que si. Que j'ai eu raison, tu comprends ? Tu penses que c'est grave ? De mentir comme ça ? Tu sais, l'inconnu, il m'a dit que j'étais un déchet. Je suis sûr qu'il a raison. Il a raison. Non ? Non, il a tord. Pas vrai maman ? Papa, t'en penses quoi toi ? Tu penses qu'il a raison ? Ou qu'il a tord. Répond moi.
Répond moi.
Arrête de sourire.
Arrête.
Stop.

« MAIS PUTAIN ARRÊTE DE SOURIRE COMME UN DÉBILE ! »
Maman. Dis lui d'arrêter. Dis lui d'arrêter de sourire. Et répondez moi. Il a tord, pas vrai ? Je suis pas un déchet. J'ai eu raison de faire ça. J'avais une raison. Une bonne raison. C'était pas de ma faute. C'était de la vôtre. Pas vrai ? Maman. Papa. Sauvez-moi.
J'ai soif, maman. J'ai faim, papa. J'ai envie de vos accolades et de vos câlins. J'ai froid papi. Je suis fatiguée mamie.

Et tu souris. Et tu ris. Tu tends les bras vers leurs silhouettes. Tu voudrais pouvoir les toucher.

Vous me manquez.

Ils te manquent oui. Et tu pleures. Tu pleures. Et la terre sur ton visage, tu l'essuies d'un revers de la manche. Un tas de chair informe et amorphe. Qu'es-tu devenu Taek Yoon ? Comment as-tu pu te laisser dépérir comme ça ?

Taek Yoon. Maman tu me parles maman. Taek Yoon, tu es un monstre. Non. Non maman. Je voulais pas maman. Non. Maman.
« MAMAN ! »
Tu cris. Aussi fort que tes cordes vocales le supportent après quatre jours allongé dans la terre. Terre qui est plusieurs fois devenue boue. Boue dans les narines. Boue dans la gorge. Boue dans les yeux parfois aussi.
Maman. Papa.
Mamie. Papi.
Je vous aime.
Pas nous. Tu nous as enlevé notre vie. Sans raison.


Les mains sur les oreilles, tu te recroquevilles. Leurs mots, c'est trop violent. Trop dur. Tu refuses de les entendre, de les comprendre.

Arrêtez. Arrêtez.

Une odeur. Nourriture. Retour à la réalité ? Les ombres. Les silhouettes.
Elles sont où ?
Non. Non. Elles ont disparues.

Tu veux pas qu'elles s'en aillent.

Revenez.
Revenez.
Partez pas.
Non.
Partez pas.


« Que fais-tu là ? »
Danger. Danger cette voix.
Non. Il peut pas être là. Pourquoi il est venu ? Il les a fait disparaître.

« C'est...Tu... Tu les as fait disparaître. Ils étaient là. Ils me disaient qu'ils m'aimaient plus. Que j'étais un monstre. Mais ils étaient là. Et toi, tu...tu les as fait disparaître. Ils étaient là au moins. Au moins ils... Ils... Monstre. Mais je... Non. Non. Arrête. Pars. Va-t-en. Revenez. Revenez. Maman. Papi. Papa. Mamie. Revenez. Re...Moi... Je... Mais... Toi... Partis maintenant. Je... Faim. Je peux manger ? J'ai le droit ? Moi ? »

Sans attendre sa réponse, tu prends la patate de sa main, et tu la mange. Elle a le goût de la boue dans laquelle tu l'as traîner pour l'amener à tes lèvres, mais c'est là.
De la nourriture.
De la réalité.

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Kim Ji-Young


MessageSujet: Re: Before you go — Taek Yoon    Mar 10 Mai - 0:50



« La curiosité était un mauvais défaut, qu’avait un jour dit un passant dans la rue; alors que pensif, Ji-Young dévisageait le vide. Aussi le jeune n’avait-il pas compris; s’était-dit que cela dépendait des situations, des sentiments. Qu’une personne humble aurait tendance à tourner le trait en quelque chose de positif, de sincère ? Que sans curiosité, il n’y avait pas de progrès — ni d’amour. Car il fallait être curieux de l’autre, toujours; pour pouvoir l’écouter et l’épauler au mieux, quand c’était nécessaire.

Sans doute s’était-il trompé; oui.
Car à cet instant présent, il regrettait. D’avoir voulu savoir; d’être venu — il voulait tourner talons, s’en aller et ne plus jamais revenir. Il voulait laisser ce bout de chose difforme dans son coin, et faire comme si il ne l’avait jamais vu exister. Parler.

Mais c’était trop tard.
Il avait été témoin; et jamais ne pourrait oublier — faire comme si rien ne s’était passé. Aussi cela lui donnait-il la migraine; aussi se sentait-il faible, Ji-Young, au bord de la démence. Comment pouvait-on être si mal ? Si désillusionné ? Si déchet ? Si perdu dans son être ? Dans son incarnation de soi-même ? Comment pouvait-on être si animal; alors que la sciences avait pourvu l’homme de tant d’atouts ? De sens, d’une âme; de pensées ?

Le garçon s’entendait-il seulement dans ses propos ? Dans son ramassis de conneries ? Des voix ? Des hallucinations ? Mais que racontait-il ? À s’empiffrer ainsi de ce qu’il lui avait tendu, sans remerciement — sans rien. Où était donc passé sa fierté, son humanité ?

Soupir.
Sortant une de ses gourdes d’eau, Ji-Young la lui avait tendue; l’air absent.

Car il luttait, compreniez-vous. Contre tout un monde — contre ces douleurs, ce dégoût. Contre son côté doux, attentionné; et bien trop réel, juste; tranché. Car il ne pouvait plus résister, non; ni se retenir. Car cela suffisait, car cette île n’était pas une île mais un véritable asile. Car il avait été jeté dans une cage, enfermé dans un univers qui le mènerait à sa perte. Comment pourrait-il survivre pendant quatre longues années ? Alors que, déjà; quelques semaines semblaient des mois ?

Et il s’était penché, Ji-Young; venant saisir ce visage sale tout entre ses doigts. Il l’avait forcé, oui; à se tourner vers lui — avait cherché son regard. Car il fallait que ses yeux le voient; car il fallait qu’il se concentre; oui. Car il fallait qu’il grave en lui ces mots, ces vérités qu’il ne voulait pas admettre. « Tu es fou. »

Les mots avaient été lents, mesurés; détachés. Il n’y avait eu ni émotion, ni attention — juste un froid constat. « Réveille-toi, ressaisis-toi. » Couleurs s’insinuants dans son ton; toujours si abstrait; direct — Ji-Young. « Tes parents sont morts et jamais ils ne reviendront; ne seront là. Les fantômes, Taek Yoon — ou peu importe qui sois-tu; ça n’existe pas. Juste les démons; ceux que l’on s’invente quand l’on perd la raison; car on a péché trop grand. »

Et il l’avait encore tenu quelques instants, pour s’assurer qu’il assimilerait; que cela resterait. S’était redressé; aussi, le visage figé d’émotion; saccagé par le calme — de ceux dissimulant tempêtes. « Alors peut-être, oui; suis-je un monstre de lucidité dans ton univers d’absurdités. Retourne dans tes délires, tes rêves oniriques. Car en effet, je ne suis ni ton semblable ni un des tiens. »

Main passant dans ses cheveux; fatigue pressant ses temps, mouvement de recul.
Car que lui restait-il à faire ? Hormis s’en aller.
Regrets.
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Sam Tae-Hee


MessageSujet: Re: Before you go — Taek Yoon    Mar 10 Mai - 2:10

before you go

ji-young & taek yoon

Elle fait mal la réalité. En ce moment. Elle fait mal. Parce que t'es en train de te rendre compte. Parce qu'enfin tu réalises ce que t'as fait. T'as pas seulement retiré la possibilité à des gens de vivre. Non. Oh non. T'as retiré à ta famille la possibilité de vivre. T'as retiré ta possibilité d'être aimé. Et d'aimer peut-être aussi, non ? T'en sais rien, et t'es pas dans l'état de réfléchir à ça de suite. Là, t'es trop occupé à bouffer. Ouais. Ah, tu manges pas là, non, non, là tu ingurgites. C'est vital. C'est animal. T'as plus besoin de nourriture pour que ton estomac ne fasse de sienne, non. C'est pire que ça. T'as besoin de sentir l'aliment se déchirer sous tes dents pour te dire que oui, la nourriture, elle, elle est réelle. Qu'est-ce qui est réelle Taek Yoon ? Hein, regarde autour de toi. Est-ce que lui, il est réel ? Le purificateur. L'enchanteur. Le retour à la réalité. Le juge. L'enfer. Ton enfer. Le monstre qui t'a montré la voix de tes malheurs. Un monstre... Vraiment ? Ou juste un gamin comme les autres qui était là au mauvais endroit, au mauvaise moment. Un gamin qu'a juste dit ce qu'il pensait. Tu craches un bout de la patate. C'était pas son job, que tu penses. Pourquoi il s'est acharné ? Pourquoi t'as essayé de lui expliquer ? Ça sert à rien. Il te comprend pas. Personne te comprend. Personne comprend l'état dans lequel t'es là ? Personne ? Hello, j'ai besoin d'aide là ! Coucou ! Je suis là ! Tu le vois soupirer. Vas-y. Vas-y, soupire. Ouais. Ouais, j'suis pitoyable. Ouais, j'suis pas humain. J'suis devenu animal. Et c'est pas que de ma faute. Oh bien sur. Déjà, déjà à l'époque, une fois des parents morts, tués par ta main, t'étais pas bien. Oh ça c'est clair. Mais lui, lui il t'a achevé. Comment dire ça ? Il a mis le dernier ingrédient ? Il a achevé ta transformation. En malade. Ouais. En animal. En sauvage. En masse emplie de remord. Tu ne mérites pas de vivre, c'est ça ? Ou alors juste un appel à l'aide ? Oh, c'est pas clair. C'est fouillis dans ta tête. C'est pas clair. C'est flou. C'est... Plus vraiment toi. Ou peut-être que ça l'est plus que jamais, qui sait. Qui es-tu Taek Yoon ? Qui es-tu ? Tu tournes la tête. Tu les cherches. Tes fantômes. Tes parents. Dis toi, là, l'ange de la vérité, de la justice, de la peine, est-ce que t'es réel ? Est-ce qu'un être comme toi peut exister ? Ce serait bien si c'était pas le cas. Ou est-ce que ce serait mieux si c'était le cas ?

Il se pose devant toi. Et tu serais presque prêt à fêler. Il les a emmené. Quand il est arrivé. Ils sont partis. Grogner peut-être même. Danger. Danger. Danger. Et lorsqu'il prend ton visage dans sa main, tu plisses les yeux. Comme un animal agressé. Ou peut-être plus comme un animal pris dans les feux d'un voiture. L'un ou l'autre, t'es dans la merde. « Tu es fou. » Oh. Alors c'est ça. De la folie ? Et tu penses que c'est si simple que ça ? Toi, Taek Yoon, tu penses que c'est si simple que ça ? Et lui alors, est-ce qu'il le pense aussi ? La folie ? Est-ce qu'elle peut expliquer tout ça ? Est-ce que c'est vraiment ça, la folie ? Vraiment ? Tu réagis pas, tu le regardes. Oui, tu le vois. Il est là, présent. C'est pas un fantôme. Il existe. Oui, il existe. Non, ils existent pas. Ils existeront plus jamais ? Oui, c'est ça. Plus jamais, à cause de toi. C'est triste. « Réveille-toi, ressaisis-toi. » Un réveil ? Où ? Le dring, tu l'entends pas. Oh, non, tu veux pas l'entendre. Il est pas là le réveil. Le marchant de rêve va arriver. Il va te donner tes parents de nouveau, pas vrai ? Il a qu'à partir, celui qui te retient dans la réalité. Et ils pourront revenir. Allez, lâche moi maintenant. Et va-t-en. « Tes parents sont morts et jamais ils ne reviendront; ne seront là. Les fantômes, Taek Yoon — ou peu importe qui sois-tu; ça n’existe pas. Juste les démons; ceux que l’on s’invente quand l’on perd la raison; car on a péché trop grand. » Oh. Ils sont morts oui. Oui, ils sont morts. Mais toi, t'es plus vraiment vivant non plus, si ? Ou si tu l'es, t'es plus une larve qu'autre chose. Et si t'étais la mort de ce que t'étais avant ? Et que l'étape d'après, c'est l'animal. Et si oui, t'allais devenir animal ? Tu pourrais après tout. Qui te retiendrait ? Oh mais oui. Lui. Le réel. Lui. Il se relève le réel. Il t'a lâché le menton. Et t'as déplissé les yeux. Parce que le danger s'éloigne. Mais est-ce que c'est vraiment le cas ? Tu devrais le connaître le réel désormais. Plus il est loin, plus il est douloureux. Comme le monde, en fait. Un peu. « Alors peut-être, oui; suis-je un monstre de lucidité dans ton univers d’absurdités. Retourne dans tes délires, tes rêves oniriques. Car en effet, je ne suis ni ton semblable ni un des tiens. » Et tu plisses les yeux. De nouveau. Et il commence à partir. Oh. Pars.

Pars pas. Reviens. « HEY ! » Tes cordes vocales sont plus habituées. Et elles te font mal, parce que tu tires un peu trop dessus. Tu t'assois, en tailleur. Et tu le regardes, la tête penchée un peu sur le côté. « Qui t'es ? Pourquoi t'es comme ça ? Pas avec moi, je sais pourquoi t'es comme ça avec moi. Ma famille. Je l'ai tué. Je suis un monstre. Tu pensais que je le comprendrais pas, mais je l'ai compris oui. Je l'ai compris. Mais toi, t'es trop réel. T'es trop dangereux pour les gens sur cette île. Tu penses qu'ils n'ont pas le droit de s'en aller ? De s'échapper ? Dans leur rêves ? Dans leur souvenirs ? Tu penses que les habitants de cette île, ils pourraient continuer d'être emprisonnés ici sans leur rêves ? Alors peut-être que toi, tu es très bien ici. Mais pas eux. Pas nous. Pas moi. Et oui, oui, c'est de ma faute. Je ne peux m'en vouloir qu'à moi, pas vrai ? D'être ici. T'as raison. Mais c'était pas mal question. Je veux pas savoir pourquoi t'es comme ça avec les rêveurs. Je veux savoir pourquoi tu m'as pas laissé crever ici, comme une loque. Et je veux savoir ton nom aussi. Parce que tu connais le mien. » Et tu sais pas. Et t'as l'impression que le réel finalement, ne te fais pas tant de mal que ça. Parce que sans savoir comment, t'as compris quelque chose. Quelque chose que lui, il semble pas piger. Les fantômes ne sont pas réels, mais ils sont quand même présents. Aussi cliché que ça puisse être, dans le cœur des gens, ou du moins dans les souvenirs. Les fantômes n'ont pas de forme. Mais ils ont une place dans les souvenirs de chacun. Et ici, sur ce volcan, sur cette île qui risque d'exploser à tout moment avec vous dessus, les souvenirs sont, pour beaucoup, la seule chose à laquelle vous pouvez vous rattacher.

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Kim Ji-Young


MessageSujet: Re: Before you go — Taek Yoon    Dim 15 Mai - 1:13



« Et il avait soudainement eu envie de pleurer, Ji-Young.
Car tout lui était revenu de manière si forte; sans qu’il s’y attende. Car les questions avaient été futiles, indignes d’intérêt; mais qu’il y avait eu ce qui es-tu. Cette réponse à laquelle il ne pouvait répondre; et ne répondrait sans doute jamais. Qui était-il, oui ? Hormis le rien ? Hormis un coupable ? Sinon pourquoi serait-il ici, hm ? Pourquoi l’aurait-on accusé; trainé devant le juge ? Pourquoi l’aurait-on mis devant son reflet, procureur froid; dont la justice roulait tout contre ses lèvres, acerbe ? Pourquoi lui avait-on brisé les ailes, ses rêves ? Pourquoi avait-on fait pleurer sa mère ?

« Je ne suis personne, garçon. » Avait-il fini par lâcher, sans même se retourner. Et il avait envie de poursuivre son chemin; de ne pas répondre. Mais les phrases se bousculaient dans son esprit et lui donnaient le tournis. Car tout était si cruel; car personne ne l’avait jamais réellement entendu. Car seule la folie l’avait, entre deux cris; accueilli. « Juste une sentence, une accusation. » Sourire amer, teinté d’ironie; de cynisme. Il avait si mal; compreniez-vous. « Le fils d’une mère, et d’un père ? Le fruit d’entrailles d’autres. Un peu comme toi, en soi. Ni trop réel, ni trop concret. Juste un homme sur cette île; clamé coupable. » Traitre de l’amitié, bête assoiffée de sang. Monstre ayant massacré, ôté la vie d’êtres bien trop aimants, innocents.

Aussi se souvenait-il, oui; Ji-Young — de l’impuissance.
De ces regards méprisants, de ces mains froides contre sa nuque, alors qu’on le guidait vers la scène — celle de sa pendaison. Comment oublier ses mains liées; ses coudes rapprochés ? Se souvenait encore de l’injustice, du désespoir broyant ses tripes; trouant son âme. Se souvenait  même s’être dit qu’il ne pourrait plus rien faire; qu’il aurait beau crier, rien ne changerait. Avait-il eu raison? Ou aurait-il, oui; encore dû essayer ? Jusqu’à ce que sa gorge devienne feu, et ses larmes acides ? Jusqu’à ce qu’on le prenne en pitié; ou qu’on le laisse ainsi, quasi mort, au sol.

Aurait-il dû mourir ? Pourquoi ne l’avait-on pas condamné; oui, à ne plus vire ?
Devrait-il jusqu’à la fin, se repentir d’actes qu’il n’avait pas commis ? Se remémorer à l’infini de ces cellules froides, de ces policiers le brusquant; lui disant de vider ses poches ? Avait-il encore la marque des bleus tout contre ses côtes, alors que dégradé au rôle de criminel; de sous chose, on l’avait roué de coups alors qu’il s’était dit innocent. Il les avait supplié, au sol; de le laisser voir sa mère, son ami. D’écouter son testament, sa version des faits. De croire au fait que lui, il ne comprenait rien. Qu’il n’avait jamais blessé; avait toujours été bon enfant, bon fils. Que son rêve était de rendre justice, non de la subir; et ce injustement ?

Devrait-il vivre ainsi, oui ? A être un autre ?
Dans le tourment de ne jamais, non; connaitre le véritable coupable ? Et San Woo, que faisait-il donc ? Avait-il repris sa vie ? Ou avait-il sombré ? Et lui; oui, lui que ferait-il — pendant toutes ces années ? Resterait-il sur cette île, parmi ces gens, ces fous ? Embrasserait-il leurs péchés, finirait-il par s’accoutumer à leur façon de penser ? Ou toujours, oui; resterait-il en opposition ? Être étrange, ne trouvant d’égal ? Était-il donc si seul ?

Il n’avait pas la foi, non; d’être bon.
Ne se sentait plus assez fort pour être gentil, pour expliquer. Avait si peur de croire à nouveau en quelqu’un, de le voir s’envoler; disparaitre en une nuit. De voir ses efforts, son temps gâché — de le voir non écouté. Enfin. Et il y avait ce pauvre gamin, désarticulé derrière lui; braillant à l’en rendre animal. Ne comprendrait-il donc jamais ? Fallait-il s’octroyer des facultés de télépathe, pour abréger ses souffrances, son incompréhension ? Ne pouvait-il pas réfléchir; murir ? Le lâcher ? Pourquoi être tant affecté, alors que l’on avait déjà affligé; massacré ?

« Tu devrais te repentir. » Et il avait fermé les yeux, Ji-Young; venant y presser ses doigts. Car il avait la tête lourde, la migraine féroce. Car il ne voulait plus que l’on ressasse l’avant, fouine dans son passé. Il ne voulait plus de questions, juste rester là; exister à ne plus être. S’incarner jusqu’à finir vent, brise; infini. « Apprendre à aimer, aussi. Sincèrement. » Et sans doute était-ce ces derniers conseils, les vrais. Ceux lui disant de ne pas trop s’en vouloir; car regretter était bien trop simple. Il fallait, après réalisation; vouloir fleurir, devenir meilleur. « Tu devrais réapprendre à vivre, oui; différemment. »

Trois pas l’avait éloigné; alors que fichant ses mains dans ses poches; il avait shooté dans le vide béant. « Ne prends pas exemple sur moi — pourquoi serais-je réel ? » Il n’était que gris, n’était qu’un mystère qui bientôt s’effacerait; mystique. Il ne serait qu’un souvenir flou, abandonné et rejeté. Il n’était pas de ceux qu’on pouvait aimer; plus de ceux qu’on utilisait, puis délassait. « Ne cède pas à la folie, Taek Yoon; ce serait bien trop facile. Apprends à devenir quelqu’un, si tu ne juges plus être personne. Réapprends toi à être; et tires-en le meilleur. Epanouis-toi à nouveau, il n’est jamais trop tard pour se redresser et tenter. Il n’est jamais trop tard pour exister. Moi, je pense que je pourrais; oui, te pardonner. »

Entre bouts de rien.
Entre assassins.
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Before you go — Taek Yoon
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