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 c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme. (hye ra)

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MessageSujet: c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme. (hye ra)   Jeu 24 Mar - 15:01

c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme

Pi-Red
et le monde
Il a des failles, bien trop peut-être. Pi-Red, il a dix-neuf ans. Et il n'a connu que le chaos. C’est un enfant étrange, quand on plonge dans ses yeux, on voit la mer.
Il est comme l'océan. Si calme et si vicieux.
Il est cette vague qui s'éclate contre les rocher, détruisant au fils du temps la pierre.
Il est ce courant qui te prend dans ses filets et t'emporte au loin.
Il est cette force qu'on n'ose pas affronter.
Il n'est qu'un océan de secret et de noirceur.
Avant, car oui,  il y avait un avant, avant ici, avant son royaume, avant son terrain de jeu, son école de la vie,  le chaos n'était pas le lieu, mais son esprit. Ce n'était que le son après l'orage. Ce calme plat et lugubre, qui lui martelait le cerveau. T'es différent, sale gosse.
Et lui, lui il ne comprenait. Il n'y arrivait pas. Il ne pigeait pas pourquoi ce qu'il faisait était mal. Pourtant il le voyait dans les yeux de son père, dans les souries de sa mère. Tu fais peur, Pi-Red. Mais je t'aime quand même.
Il était effrayant avant. Dans cette bouille d'ange au regard livide, s'y dessinait le diable.
Il n'a pas de but, Pi-Red. Il en cherche un, encore et encore.
Il erre.
Ça serait trop simple de le plaindre, non ? Trop facile de ce dire qu'il n'est qu'un gosse perdu.
De pardonner ses erreurs, se disant qu'il ne comprend pas, qu'il ne voit pas ce qu'il fait de mal.
Oui, trop facile et faux. Tellement faux.

Pi-Red, il voudrait juste savoir, il voudrait ressentir comme eux un peu. Alors il imagine, il complote, il apprend. Il découvre, la faiblesse de leur âme, l'ampleur de ce qu'ils appellent avec tant d'admiration les sentiments.
Il leur crache à la gueule aux sentiments.
Il les exècre. Du plus profond du vide sidéral qu'est son psyché.
Alors quand il regarde cette mer, perche sur cette planche de bois bancale, et que cette eau traîtresse dégouline sur ses joues, il a la rage.
La rage, , car tout ça n'est que biologique. Ce n'est que ses glandes lacrymale qui ont décidé de se la joue Jocrisse. Et lui, il est là, comme un con. À subir.
Il fait beau aujourd'hui, non ?

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MessageSujet: Re: c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme. (hye ra)   Sam 26 Mar - 18:48

Moi la mer elle m'a pris au dépourvu, tant pis...


Déjà trois années que tu es là, tu ne saurais dire si tu trouve que c'est une longue ou une courte durée. Tu ne penses pas au passé, tu n'envisages pas le futur. Tu ne te poses pas de questions sur l’après. A quoi bon ? Après l'île tu seras la même. On te regardera comme avant, peut être même pire qu'avant. Alors comme l'eau que tu aimes regarder, tu te laisse aller. Aller et venir sans jamais perdre le contrôle face au courant.

Tu quittes le vieux hangar, t'as des médicaments à vendre. Aujourd'hui tu dois rencontrer quelqu'un qui ne veut plus avoir mal, douleur psychique, douleur physique. T'as tout ce qu'il faut pour le corps et l'esprit. Trafiquante de névrose, t'échange les cachets. Tu ne dis rien sur les limites à ne pas dépasser, sur les effets inattendus. Tu n'en vois pas l’intérêt. Que tous ceux qui veulent prendre quelque chose qu'ils le fassent et qu'ils prennent rendez-vous avec leur conscience. Tu repars, tes jambes t'emmènent une nouvelle fois vers la mer. Dans le fond d'une de tes poches il reste un sachet de comprimés. Il reste ton paquet de conscience. Celui qui est sensé t'aider à avancer depuis des années. Toi tu juges que t'avance très bien sans, tu peux être encore plus forte pour ta sœur comme ça alors ton traitement il restera là un moment de plus.

Encore quelques pas et tu sera face à la mer, encore. Toujours. Quelqu'un est déjà là, Pi Red, tu le reconnaît au fur et à mesure que tu marches vers lui. Sans un mot tu t'installes à côté. Tu l'observes, des larmes ? D'un geste sûr et tendre, tu essuies de tes doigts fins une perle sur sa joue. Il n'y a aucune arrière pensée derrière ce geste. Tu regardes tes doigts, tu ne sais plus ce que ça fait de pleurer. Tu n'es même pas sûre de l'avoir su un jour. Tu relève la tête, regarde l'horizon. Demander s'il se passe quelque chose, si ton leader va bien c'est quelque chose que tu ne feras pas. Tu es incapable de t'inquiéter pour une autre personne que ta sœur. Mais tu veux rompre le silence. « T'imagine qu'il y en a qui sont capables de pleurer de bonheur ? » Moqueries basses et haute incompréhension.

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MessageSujet: Re: c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme. (hye ra)   Sam 2 Avr - 0:04

c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme

Pi-Red
et le monde
L’espoir, on t’en parle à toutes les sauces, dans tous les films, dans tous les livres, toutes les chansons. Comme si c’était un pilier de l’humanité, de l’évolution.
Il ne connait pas ça Pi-Red. Pas qu’il l’a pas cherché, pas qu’il l’a pas voulu.
C’est juste un concept qu’il ne comprend pas.
Il y a tellement de chose qui lui échappe, tellement choses dont il ne voit que les contours. Tellement. Que ça le rend dingue.  
Et pourtant, pourtant, il y a tout ce qu’il comprend.
Cette flamme inhumaine qu’on appelle la folie. Ce  vice qu’on essaye de caché. Cette noirceur qui régit le monde.
Il la comprend et il la chérie.
C’est ça, son espoir. S’attendre, et n’espérer que le pire, des autres, de lui.
Alors, quand elle s’assoit à côté de lui, tout se resserre, sa gorge, ses muscles.
Il se tend.
Et là. Là. Elle passe sa main sur sa joue.
Maman, c’est toi ? Dis-tu viens me donner mon absolution ?
Ta gueule. Ferme juste ta gueule.
Ferme tes yeux.
Un clignement de paupière, et une larme envolée.
« Ils ont presque de la chance, ces cons. »
Il ne sait pas, trop, c’est sorti comme ça.
Instinctif presque.  Lui qui choisit que trop bien ses mots.
Baisse ta garde. Deviens comme eux.
Un cadavre.
Tu l’aimes trop, cette noirceur non ? Tu l’aimes trop cette sensation qui te prend de la tête aux orteils, qui passe dans tes os.  Dans ton sang.  Dans tes sens.
Oui, vas-y glisse tes doigts là, autours de son cou.
Son pouce caresse sa joue, alors que ça serre, serre, serre. Resserre.
Il la regarde. Ses yeux vides, sa bouche en coin, le sourire de la mort, le visage de l’humain.
« Et toi, pourquoi tu pleures ? »
L’espoir, c’est un papillon qui vole vers la lumière. Il plane ce con. Et il s’appelle Icare.  


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MessageSujet: Re: c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme. (hye ra)   

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